‹ Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation françaiseChapitre 93 sur 132 · III. — TRANSFORMATION D'UNE DIPIITHONGl'E EN VOYELLE · texte numérisé non relu

III. — TRANSFORMATION D'UNE DIPIITHONGl'E EN VOYELLE

1° Ai en a ; pâment, vrament pour paiement, vraicmenl.

Je ne trouve d'exemples de cette transformation que dans quelques expressions rustiques des comédies de Cyrano de Bergerac (') ou de Molière. C'est ainsi que ]aimaisse (amassem) est devenu j' aimasse, et déchirer déclarer, et braisier brasier.

Et le braisier beuvard.

(Jeh. de Montl. p. 42.) Ses vaisseaux elle embraise El des encensemens mêle parmi la braise.

(Jeh. de Montl. p. 222.)

(1) Qu'en fera-je de dix?

(Le Péd. joué, II, 2, p. 33.)

CINQUIÈME TARTIE. 247

Hé ! trament oui.

(LePéd.joué, II, 2, p. 38.)

2° Au en a :

La dame En choisist un, odorant comme basme.

(Hug. Salel, Iliad. VI, p. CCVII.)

3° Eu en u :

« Et dit-on de plus qu'ayant ramasse tous les bonnets des morts, elle se monstrait ici avec un rouge, la avec un blanc, ailleurs avec un gris ou un blû. » (Hre deCarcass, aui arch. de Carcassonne, cité par Bull, du bouq.)

4° Ou en o :

Ains faisoient ainsi que formis Es creux de la terre leurs nis. (Jeh. de Montl. p. 296.)

Page 1