VI. — TRANSFORMATION D'UNE DIPHTIIONGUE EN UNE AUTRE
1° Au enou:
De la roïne oussy qui tient grande tenour.
(Hug. Capet, vs. 1297.) Avoir si charité non faincte Pouvreté sans nulle contrainetc Et aussi de cueur et de corps Eslre aux pouvres misericors. (J) (Extr. du Bull, du bouq.) 2° Eu en ou :
D'oiseaux , de chiens, d'armes, d'amours, Pour un plaisir mille doulours.
(II. Eià. Préccll. p. 123.) Mon père m'a mariée A un vieillard jaloux.
(1) Voy. aussi Recueil depoés. fraiir. Jannet, II, p. 155.
Le plus Iet de la ville Le plus mal gratioux. (1)
(P. Atteignant, VIIme recueil.)
3° Oi en eu :
Que tu es aise ! si un bœuf Passe par là, mourant de seuf...
(Ronsard; La grenouille.)
4° Oi ou oy en ai-ay, ei-ey :
Si recevrai la chrestiene lei, Serai ses hom par amur e par feid.
(Roland, MuU.vs.85.) Jeo Tiendrai si ben endreit démet.
(LaRésurr. du Sauv. Buchon, p. 28.)
5° Ai en eu :
Une feublesse le prinst.
(Jeh. Bouch. fol. X, r°.)
6° Ui en n-eu :
Sun juigemens mesmes aureit.
(M. de Fr. fabl. 33.) Petite plue abat grant vent.
(Gde Dse Mac. p. 15.)
V. Chap. V, p. 49 où j'ai démontré l'attribution du son eu à la voyelle u.