‹ Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation françaiseChapitre 97 sur 132 · X. TRANSFORMATION D'UNE CONSONNE EN UNE AUTRE · texte numérisé non relu

X. TRANSFORMATION D'UNE CONSONNE EN UNE AUTRE

1° B en p, (') et réciproq.

« S'il faut écrire absinte ou apsinle avec uu p. » (NellC3 obs. p. 2!.)

« L'èkspédia fapsolu qu'y adopt1 lé z'apsurd z'opticie toucha l'acsion

d'eu l'activité dès axidan z'accessoir z'a bie dèz'objècsio zopscurz" à egza-

miné; pourmoè, j'egzalfsan ^opstacl le haute etc. (Bibl. desEuf. p. 234.)

C'est par une opération inverse que capriole est devenu cabriole.

(Cf. Cyr. de Berg. contre les Sorc. p. 105.)

Réciproquement en changeant p en b on dit coube (couple) accoubler; tribe, iribler ; quaaWube, quadrubler, etc. 2° Men^:

Sy comme la flambe de leur cuisine monstroil.

(Très, des hist. eh. VII -, Bibliotb. de Valenciennes.)

3° C en g :

Et pour savoir de son père en segret.

(J. Peletier. Odiss. I.ch. I. p. 10.) « Pourquoi donc ces messieurs sont-ils si scrupuleux a l'égard des mots drachme, second, absolu, etc. , qu'ils n'oseroient écrire dragme, segond, apsolu? » (Bibl. des Enf. p. 217.)

« J'eu n'ègzamine poên... Jeu m'apslie da mo ri'cgzU; j'optie par ceu moiïen l'egzercis familié, etc » (Bibl. des Enf. p. 234. — Cf. Wailly, p. 416.)

4° D en g, très commun en blaisois, toutes les fois que d est suivi de deux voyelles dont la première est un i ; Ex. : Fn'eume ni guieu, mguiâbe. (V. IVe partie, des dentales D, T, Règ.2° p. 232.)

(4) Cf. Quiniil. 1,7; Tarneb. 877, 47.

Parguiê, monsigneur Ventremille, L'on ne voit que nous à la ville.

(Le remerciement et harangue des paysans de Sarcelles à MKneur de Yinlimille leur archevesque, etc., Aix, 1732.)

5° T en q ou k , très commun en blaisois dans les terminaisons en tien, tier, tière, tion, tiot; Ex. : chrétien, métier, laitière, fêtions, petiot, pron. : keurquian, mékier, léquiéere, fékions, pequiot, etc. (Y. IYe partie, des dental. D, T; du T, Règ. I, p. 232.)

C'est de la noblesse à Maquieu Furon.

(LePed. joué, 11,2, p. 34.)

6° X en s. Escuse, esploit pour excuse, exploit

K'il desirst V esploit d'altrui.

(S1 Bern. p. 569. Cf. Rois. p. 244.)

En composition populaire, ex devient toujours es. Cf. le latin de ex devenu en français dès.

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