‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 101 sur 247 · Gai., Il · texte numérisé non relu

Gai., Il

Sacrifice; il en est d'autres qui aident à remplir dignement cette fonction, et sans lesquelles il serait difficile de l'exercer ayec la ferveur, la consolation et le profit désirables.

Les connaissances indispensables ne sont pas étendues. Elles ont pour objet le cérémonial et la partie de la théologie qui concerne l'Eucharistie. Il est rare qu'elles fassent défaut au moment où l'on reçoit le sacerdoce; seulement, elles pourraient s'effacer ou s'obscurcir avec le temps. Les règles liturgiques, comme toutes les prescriptions du droit positif, s'oublient peu à peu. Il peut arriver qu'on n'en garde pas un souvenir bien précis, et qu'après les avoir pratiquées quelques années au hasard, on se forme des habitudes d'irrégularité plus ou moins fâcheuses.

L'Eglise, instruite par l'exemple que le Seigneur lui a donné dans l'institution de l'ancien culte, a cru devoir régler avec le plus grand détail la conduite que le prêtre et les ministres sacrés doivent tenir dans la célébration du divin Sacrifice. Elle n'a rien laissé à l'arbitraire, ni aux inspirations personnelles. Les prières à dire, les signes à faire, l'attitude à garder, les gestes mêmes et jusqu'aux moindres mouvements, elle a tout déterminé, avec la plus grande précision et la plus parfaite sagesse; et elle est persuadée que l'accomplissement fidèle de ses règles est d'une grande importance, soit pour entretenir dans les prêtres le respect des saints Mystères, soit pour donner au peuple une haute idée de leur excellence et de leur sainteté : Ut majestas tanti sacriftcii commen-

QUAI.ITKS QUII. DOIT AVOIR 195

daretur. et meutes fideliuni per hase visibilia rcligionis signa ad reruni altissimarum qux in hoc sacrificin latent, conte mplationem excitentur^ , Mais pour observer le cérémonial, il faut que ses ministres le connaissent, par conséquent qu'ils l'aient étudié. Aussi a-t-elle soin de recommander à ses prêtres, le jour même de leur ordination, de ne pas monter à l'autel avant de s'être bien instruit des rubriques du Missel et de s'être exercé à les exécuter : Ut diligenter totius Missx ordinem ab aliis doctis sacerdotibus discant, priitsquam ad celcbrandatn missani accédant-. Et comme il ne suffit pas de les avoir apprises une fois pour être en état de s'y conformer toujours, chacun doit se faire une règle de les revoir de temps en temps, pour prévenir les oublis ou réparer les manquements auxquels il pouiTait s'être laissé aller.

Ajoutons qu'on aurait tort de ne penser qu'à l'extérieur et de se borner à apprendre la lettre des rubriques. On ne fera jamais bien les cérémonies, si on ne les fait avec piété; et on ne les fera jamais avec une grande piété si l'on n'en voit pas la raison, si l'on n'en connaît pas le sens et si l'on ne s'y rend pas attentif. Il faut donc tâcher d'acquérir cette connaissance et de s''en pénétrer. Ce n'est pas l'acheter trop cher que d'y consacrer quelques heures, fallût-il prendre ce temps sur des études plus agréables ou même sur certatnes dévotions.

Ce qu'il importe de connaître par dessus tout, et ce

Page 1