‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 104 sur 247 · S. Aug., Epist. CXI · texte numérisé non relu

S. Aug., Epist. CXI

Apôtres ont eux-mêmes tracé, selon toute apparence, les premières formules de prière publique pour la Messe et pour les autres fonctions sacrées, en les accommodant, jusqu'à un certain point, au génie des peuples parmi lesquels ils vivaient'. On peut du moins faire remonter jusqu'à eux l'origine des principales variétés liturgiques qui se sont établies et perpétuées dès le commencement du christianisme dans les diverses parties de 1 Eglise. Mais, à cet égard, il y a deux observations à faire.

1° Quelques différences qu'on trouve entre ces liturgies, il est impossible de ne pas remarquer l'unité de pratique et mcme de langage qui existe entre toutes sur les points capitaux, comme l'oblation, la consécration, la communion de la divine Victime^. Cette unité nous donne droit d'affirmer, non seulement qu'il n'y a jamais eu dans l'Eglise catholique qu'un seul sacrifice, mais encore que ce sacrifice a toujours été et est encore partout identique, non seulement pour la victime immolée, mais encore pour les actes essentiels du sacrificateur, et pour les prières et les paroles dont ces actes sont accompagnés.

2° Dans tous les pays où la liturgie se célèbre selon le rite latin, c'est-à-dire dans la plus grande partie de

Page 1