Joan., IV, 24. — 4.1 Reg., xvi
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repentir ou de supplication? C'est ce qui aurait lieu si l'on disait la Messe comme il faudrait la dire, avec esprit intérieur ; si l'on avait au cœur tous les sentiments qu'on exprime au dehors; si l'âme s'élevait vers Dieu toutes les fois que le regard ou les mains se portent vers le ciel, si l'on s'humiliait intérieurement chaque fois qu'on incline la tête ou qu'on fléchit le genou^ si l'on offrait à Notre-Seigneur un sincère désir de l'aimer et de lui être uni aussi souvent qu'on prend en main la sainte Hostie, qu'on baise l'autel, l'Evangile et la patène, etc. L'édification du prochain. Rien n'inspire aux fidèles plus de vénération pour l'auguste sacrifice que la vue d'un prêtre, anéanti à l'autel devant la Majesté divine et s'appliquant de toute son âme à lui témoigner sa religion et son amour. Ce spectacle est pour eux la plus efficace de toutes les prédications. A cette vue, ils se recueillent, ils s'agenouillent, ils prient. Ils se disent comme Jacob à Bethel : Le Seigneur est vraiment ici : c'est la maison de Dieu et la porte du ciel ^ ! Mais que l'impression serait différente, si ce prêtre n'était à l'autel que de corps, s'il ne priait que des lèvres, si ses mains, si ses bras, si ses yeux, au lieu d'obéir aux inspirations de son cœur, ne faisaient que céder à la routine ou accomplir un mouvement convenu ! Au lieu de prier Dieu avec lui, on se laisserait aller comme lui à des idées de tout genre, et chacun trouverait dans la négligence dont il serait témoin une excuse à son indévotion personnelle.