‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 126 sur 247 · Introibo ad altare Doi. (Ps. xli · texte numérisé non relu

Introibo ad altare Doi. (Ps. xli

5. Anfer a uobis, quœsumus. Domine, inlquitates nostras, ut ad sancla sanctoium puris mcreamur menlibus introire. (Missal.)

C. A. part quelques exceptions dans les messes les plus récentes : Gaudens gaudebo, 10 déc; Gaudeamus o/n/ies, 1^^ nov.

7. Gratias agimus til)i, propter magnam gloriam tuam. (^Missal.)

dans cet envoyé, dans ce Dieu incarné qu'il met toute sa confiance. Lui seul est grand, lui seul est puissant, lui seul est saint, et nul ne peut avoir de vertu ni de mérite que par lui '.

Après ce souvenir donné à la descente si désirée du Fils de Dieu sur la terre, viennent des oraisons qui sont comme un écho des prières auxquelles il s'est livré durant sa vie cachée et qui l'ont préparé à la prédication de son Evangile. Cet évangile est précédé d'une lecture soit des prophètes qui l'ont annoncé, soit des apôtres qui l'ont commenté. 11 est suivi du Credo, qui atteste la soumission du monde chrétien aux dogmes qui y sont contenus. Toutes ces analogies sont dans la réalité des choses et se jDrésentent d'elles-mêmes à l'esprit.

Aussitôt qu'il a terminé sa prédication, le Sauveur aborde le mystère de sa Passion. Il se prépare d'une manière prochaine au grand sacrifice pour lequel il s'est uni à notre nature. Il s'offre à son Père, non pas seulement par une parole intérieure^ comme au premier moment de son existence, ou d'une manière silencieuse et passive, comme au jour de sa Présentation où sa mère le porta au temple en qualité de premier-né, mais par une oblation si expresse et si complète qu'il donne clairement à entendre quelle sera sa mort et à quel genre d'immolation il est destiné. C'est ce qu'il fait à la Cène, en se sacrifiant d'une manière mystique et en offrant à

1. Quoninm tu solus sanclus, tu solus Dominus, tu solus altissimus, Jesu Christe. I^Missal.')

ses apôtres, sous les espèces du pain et du vin, le corps qu'il va livrer à ses bourreaux et le sang qu'il va ré- ])andre. C'est ce qu'il fait d'une manière plus explicite et plus frappante encore au jardin de Gethsémani, en acceptant le calice de la main de l'ange et en se livrant à la justice de son Père, pour subir la rigueur de ses arrêts.

A l'Offertoire, et dans les prières qui suivent, le prêtre renouvelle cette divine oblation, au nom du Sauveur. Il le présente lui-même à son Père comme une hostie véritable et parfaite. Il offre son corps et son sang sous les espèces du pain et du vin comme une victime d'immolation. Il l'offre en holocauste, afin qu'il soit consumé à la gloire de la Majesté divine et qu'il proclame de la manière la plus frappante l'étendue de son domaine sur toute créature : Ad laudem et gloriam nonilnis sui. Il l'offre en action de grâces, pour tous les bienfaits dont nous avons été l'objet, et surtout pour le bienfait suprême de la rédemption de nos âmes : In memoriam Passionis, Resurrectlonis et Ascensionis Domiiii nostri Jesu C/iristi, en union avec les Anges et les Archanges et tous les Esprits du Ciel : Cum Angelis et Archangelis, cum Thrnnis et Doniinatlonihus, en union avec le Sauveur lui-même, le Pontife par excellence, victime et prêtre tout à la fois : Qui benedicens et gratias cigens, fregit et dixit ^ . Il l'ofTre en esprit de supplication, comme la plus sainte et la plus puissante de toutes les prières, afin d'obtenir pour l'Eglise entière, en particulier pour lui et pour tous ceux qu'il doit recommander au Seigneur, les grâces du salut et de la sanctification : Ut sibi et omnibus proflciat ad salutem. Enfin il l'offre comme

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