Matlh., xjtvi
mage incessant de bénédictions et de louanges ? Qu'est-ce donc que l'Eglise semble dire à ses ministres en leur faisant réciter le même cantique, et en le leur remettant sur les lèvres chaque matin après qu'ils ont offert au Seigneur le Sacrifice de son Fils? C'est qu'en les choisissant entre tous pour les attacher à son service et en faire les organes de sa grâce, Dieu ne les honore pas d'une moindre faveur que ces enfants d'Abraham appelés à confesser son nom et à faire éclater sa puissance devant une nation infidèle. C'est qu'en préservant leur âme de l'aveuglement du monde et de la corruption du siècle ^ , a nefandorum injuria ac luxuriosa conversatione, il ne leur témoigne pas moins d'amour qu'il n'en témoignait à ces Israélites en protégeant leurs corps contre la fureur des flammes. C'est que l'Ange du Très-Haut qui descendit avec ceux-ci dans la fournaise et qui leur fit trouver au milieu du brasier une délicieuse fraîcheur, quasi ventum roris flantem-,étAitV\mage du Fils de Dieu, qui s'est fait notre Sauveur en devenant notre semblable, et qui tempère continuellement par la vertu de son sang, per sanguinis aspersionem ^, l'ardeur de la concupiscence et le feu des passions dont nous sommes environnés. C'est que, formant avec ce divin Chef une seule personne morale, un seul corps mystique, une seule Eglise, nous ne devons avoir avec lui qu'un même esprit et un même cœur, et employer comme lui toutes nos forces à louer, à bénir, à exalter le Créateur et le Maître souverain de toutes choses*. C'est enfin que si notre voix a