Gratiarum actio post Missam. (Antiph
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avec ferveur, doit sentir le besoin de se recueillir plus longtemps et d'offrir à Dieu dans son cœur des actions de grâces plus intimes. C'est pour lui le moment de se mettre à l'écart et de pratiquer en silence l'avis de Notre- Seigneur : Intra in cuhiculum tuum^ et clauso ostio-, ora Patrcin tuum, qui videt in abscondito ^ .
Ce que le divin Maître disait à ses Apôtres après la dernière Cène, il ne peut manquer de le redire au cœur de ses ministres après le saint Sacrifice : Scitis quidfecerim i-'obis-? La faveur qu'il leur fait dans la célébration de la Messe est plus étonnante à certains égards que celle dont il a bonoré ses Apôtres ; et qui l'estimerait à son prix, dit Jean d'Avila, ne pourrait plus rien estimer en comparaison.
En effet, qu'est-ce que le prêtre a reçu au saint autel et que voit-il en ce moment dans son cœur? Ce n'est pas une grâce seulement qu'il possède ; ce sont toutes les grâces ensemble, ou plutôt c'est le principe même de tous les dons, c'est Vauteiir de la vie 3, le Fils unique de Dieu, le Rédempteur des hommes : Ego in eis, disait le Sauveur en parlant de ses apôtres après la Cène^,