‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 143 sur 247 · Cf. Luc, X · texte numérisé non relu

Cf. Luc, X

repos. Jésus ne vous demande pas pour le moment de service extérieur. Tout ce qu'il veut, c^est (jue vous demeuriez avec lui seul à seul et que vous prêtiez l'oreille du cœur à sa parole '. »

Mais ne nous faisons-nous pas illusion, en supposant dans le clergé des âmes recueillies et contemplatives comme l'auteur de Y Imitation ? Le don de contemplation est rare, dit-on, même dans les cloîtres ; et la plupart des ecclésiastiques, ayant à exercer un ministère très actif, ne sont pas capables d'un recueillement si profond. Ils ont besoin de méthode, d'actes distincts et de pratiques, pour ne pas perdre les moments qu'ils peuvent donner à l'action de grâces ^.

Nous ne supposons aucun don extraordinaire. Il est facile, croyons-nous, à tout prêtre qui s'est bien préparé au divin Sacrifice et qui l'a célébré avec foi, de se tenir recueilli un certain temps au pied de l'autel. La vue du Sauveur présent dans son âme est bien ce qu'il y a de plus propre à fixer son esprit et à le remplir de pensées salutaires. D'ailleurs, qu'est-ce qui l'oblige à s'en tenir à cette idée que le Sauveur est en lui, qu'il

Page 1