‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 156 sur 247 · Judic. XVI, 15. — 3. Ps. liv · texte numérisé non relu

Judic. XVI, 15. — 3. Ps. liv

tendresse? N'est-ce pas toi qui devrais faire ma consolation ici-bas, et me dédommager par ta ferveur et ton amour de la négligence et de la tiédeur de tes frères? Quis plus dlligit? Nonne cui plus donatur^? Hélas! non, c'est tout le contraire. Ce sont les âmes que tu dédaignes et que j'ai négligées en comparaison de toi, qui me dédommagent de ton ingratitude, et tu peux prendre pour toi la leçon que je fis au pharisien orgueilleux qui se plaçait au-dessus de tous dans son estime et qui s'imaginait m'avoir fait trop d'honneur en me recevant à sa table.

« Regarde au fond de ton église ces humbles fidèles, ces pauvres pénitents, qui ont eu tant de peine à se faire admettre à mon divin Banquet. Vides hanc niulicrem. Vois-tu cette femme que tu viens d'absoudre et qui est venue la dernière à la table sainte ? Considère ce qu'elle fait pour m'honorer et de quel amour, de quelles protestations, de quelles larmes, elle paye la visite que je lui ai faite : Aquam pedibus meis non dedisd\ oleo caput ineuni non unxisti. Tu me traites sans égard, comme tu traiterais un étranger, un inférieur dont tu aurais fait à regret ton convive. Quand je descends du ciel pour te consoler, te sanctifier, te faire part de mes grâces, tu trouves trop pénible de converser avec moi, trop humiliant de m'exposer tes besoins et de solliciter mes faveurs; tu n'as à m'ofTrir ni adorations, ni remerciements, ni regrets, ni bons propos, ni prières. Ah ! que sa conduite est différente de la tienne : Hœc unguento un. rit pedes meos ; fisse lacrymis rigavit pedes meos , et capillis suis tersit-. Avec quelle humilité elle se tient

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