‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 174 sur 247 · Apoc., I, 5. — 2. Joan., xv, 12. — 3. Rom., vi, 8, n · texte numérisé non relu

Apoc., I, 5. — 2. Joan., xv, 12. — 3. Rom., vi, 8, n

4. Vestem saccrdotalem, per quam caritas intelligitur. [Pontif.)

Ce n'est pas seulement sa grâce ou sa parole qu'il leur offre pour aliment : c'est lui-même; c'est sa chair et son sang. « Prenez et mangez, dit-il : ceci est mon corps. Prenez et buvez : ceci est mon sang. Celui qui fera de moi son aliment vivra pour l'éternité \ »

« Voilà, dit saint Jean, comment un Dieu nous aime, et comment il veut que nous nous aimions les uns les autres. Videte qualem caritatem 2. Il nous montre la voie a(in que nous marchions sur ses traces. De même qu'il a donné pour notre salut son sang et sa vie, il demande que nous donnions pour le salut du prochain notre sang et notre vie. A plus forte raison veut-il que nous ne lui refusions pas, dans le besoin, notre dévouement, nos travaux, nos peines : In hoc cognovimus caritatem Dei, quoniam ille animani suam pro nobis posait. Et nos debemus pro fratribus animas ponere ^. » •

Toutefois, ce qu'il importe d'apprendre avant tout, ce sans quoi nous ne saurions avoir ni mérite, ni perfection, ni charité véritable, c'est l'abnégation et le sacrifice.

L'abnégation est la première disposition que Notre- Seigneur demande de celui qui veut se mettre à son service"*. Pour être à lui, dit saint Paul, il faut avoir crucifié sa chair et ses convoitises : Qui Christi sunt, carnem suam crucijixerunt ^ cum vitiis et concupiscentiis

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