‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 176 sur 247 · Gai., V, 2'». — 1. Iniit.. ii. 1. — :s. Rom., xii · texte numérisé non relu

Gai., V, 2'». — 1. Iniit.. ii. 1. — :s. Rom., xii

nous manquer de résolution pour nous dévouer à son service et nous immoler à sa gloire aussi parfaitement qu'il le désire * ? Aussi le Pontife qui nous a conféré le sacerdoce, voulant nous exhorter à faire généreusement tous les actes de vertu qu'exige notre caractère, s'est-il borné, dans notre ordination, à nous mettre devant les yeux le mystère de l'autel en nous recommandant d'en acquérir l'intelligence et d'en conserver le souvenir : Agnosclte qiiod agitis ; imitamiai quud tractât is- quatenus mords domlnicœ mysterlum cclebrantes, mortificare memhra vestra a vitds et concupiscentiis omnibus procuretls -.

Toujours à l'autel ou près de l'autel, occupé d'objets invisibles supérieurs au sens et à la raison, le prêtre ne saurait manquer de s'élever dans ses vues et dans ses pensées. Il ne tardera donc pas, s'il est fidèle à la grâce, à se dégager des préjugés du siècle et des illusions de la nature. Peu à peu, il cessera d'être un homme de la terre et du temps, pour devenir un homme du ciel et de l'éternité. Ce qui le déterminera, ce qui sera la base de ses jugements et la règle de sa conduite, ce ne seront plus les impressions des sens et les exemples qu'il aura sous les yeux; ce ne sera plus sa raison seulement : ce sera sa foi. Il vivra dans le monde; il continuera d'y remplir tous les devoirs communs et d'y exercer ses facultés naturelles ; mais, sans perdre la terre de vue, il se tiendra, autant qu'il pourra, par les

1. Va; portantibus crucem Christi, et non seqiieatibus eiim ! (S. Bern.)

Page 1