‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 180 sur 247 · s. Th., p. 1, q. 31, a · texte numérisé non relu

s. Th., p. 1, q. 31, a

qui a lieu ici et ce qu'il est aisé de constater de la manière la plus manifeste. S'il est des ecclésiastiquef; que la tréquentation de l'autel ne sanctifie pas, qui, loin de devenir meilleurs, semblent se relâcher et s'attiédir de plus en plus, quels sont-ils? Ce sont les négligents et les mondains, ceux qui n'attachent pas une grande importance au ministère qu'ils exercent, qui n'ont pas à cœur d'en profiter, qui sont peu soigneux d'y apporter une digne préparation. Pour les bons prêtres, j^our ceux qui ont du saint autel le respect qu'il mérite, qui,, loin de mettre obstacle à la vertu des divins Mystères, ont à cœur d'en recueillir les fruits', on peut affirmer qu'ils en profitent et qu'ils croissent en vertus et en mérites, à proportion de leurs désirs et de leurs soins. L'Eglise relève elle-même ce fait, et elle a soin de nous le faire remarquer : O quant suavis est. Domine, spiritus luus in omnibus, qui pane suavissimo de cœlo prxstito, esurientes repies bonis, fastidiosos divites dimittens inaties -.

En effet, quel est le prêtre exemplaire et fervent qui ne rapporte à Notre-Seigneur, vivant dans l'Eucharistie, au j)rivilège qu'il a de l'offrir et de le recevoir tous les jours, le mérite de sa vertu et l'honneur de sa persévérance ? Quel est le jeune ecclésiastique qui ne craindrait d'être accablé par la charge du sacerdoce et le poids du saint ministère, s'il ne pouvait compter sur cet aliment quotidien pour soutenir ses forces et ani-

1. Habcntcs mysterium lidei iu couscicntia pura. (I Tim., m, 3.)

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