‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 195 sur 247 · Luc, I · texte numérisé non relu

Luc, I

376 DU PRETRE A LAUTEL

O prêtres ! n'est-ce pas là votre partage? et qu'y a-t-il qui doive vous faire apprécier davantage votre dignité et votre bonheur! Tous ceux qui connaissaient Jésus, qui avaient quelque idée de son origine, de sa mission, de ses œuvres, félicitaient Marie de l'avoir pour enfant. Benedicta tu in muUerlbus^ ! lui disait FAnge, en lui apportant la nouvelle de sa divine maternité. Beata quœ credidlsti'^ ! s'écriait Elisabeth, oubliant devant elle le prodige de sa propre conception. Beatus venter qui te poriavit^ ! s'écriait la foule, en entendant les paroles de vie qui sortaient des lèvres du divin Maître. Benedicta tu, et benedictus fructus ventris tui, répètent à l'envi tous les enfants de l'Eglise d'un bout de la terre à l'autre. Mais que pensent et que disent de vous, ô prêtres! que disent et pensent de votre sacerdoce ceux qui ont foi à la divinité du Sauveur, à la réalité de sa présence dans l'Eucharistie et à la perpétuité de son Sacrifice? N'expriment-ils pas une admiration semblable et ne font-ils pas entendre les mêmes acclamations ? « O prêtres ! s'écrie un saint Docteur, s'il a été heureux entre tous le sein qui a porté pendant neuf mois le Fils du Père éternel, comment ne serait-il pas heureux le cœur qui lui sert maintenant de tabernacle, et dans lequel il daigne venir encore prendre son repos chaque matin : O sacerdotes, si beatus est venter qui novem mensibus Dnniinuni portavit, et beata debent esse corda vestra, in quibus sibi hospitium quotidie eligit Filius Dei ! Si l'on comble de bénédiction les mamelles qui ont allaité son enfance, comment pourrait-on ne pas bénir la bouche qui mange sa chair tous les jours, et les lèvres

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