S. Aug., Serm. xxxvii. Ad fratres in eremo. (Apocr
2. Piov., XV, 15. 0 sacrum convivium, in quo Christus sumitur, recolitiir memoria Passionis ejus, nions impletur gratia ot futiirae gloriae nobis pigniis datur ! {Off. SS. Sac.) Est praifiguralivum fruitionis Dei quae eiit in patria. (S. Th., De Fide orch., iv, 1'».) Dulcedo gustalur in suo fonte quia ibi proesens est Deus totius consolationis, sed torrons aqua.- de sanctuario egrediens in animas sacordotum inebriat pinguedine et ubertate domus Dei. [Opitsc. De Sac. ait.)
3. Isai., LXi, C. — 4. Apoc., xix, 9 ; xxii, 14. — 5. Ps. cxi.ui 15.
Ainsi, les prêtres sont vraiment, aux yeux de tous, les privilégiés du ciel. En se faisant le partage de ses ministres, Notre-Seigneur leur rend au centuple les biens qu'ils ont sacriliés pour lui : Omnia hahemus in Christn et omnia nobis est C/iristus\
Déjà cette loi existait chez l'ancien peuple, en faveur des enfants d'Aaron. En interdisant aux Lévites de prendre part à la dépouille de Chanaan, Dieu s'était engagé à les dédommager de cette privation. 11 avait dit qu'il serait lui-même leur partage, et que son culte et son sanctuaire leur serviraient de domaine : Bixit Dominus ad Aaro/i : In terra eorum nUiil possidehitis , nec habebitis partent iiiler eos. Ego pars et hxreditas tua in medio Israël 2. C'était une ligure de ce qui devait avoir lieu sous la loi chrétienne ; mais cette figure était bien éloignée de la réalité sous tous les rapports.
Les conditions imposées aux prêtres de l'ancienne loi pour exercer leur sacerdoce étaient légères en comparaison de celles que Jésus-Christ exige de ses ministres. Aux premiers, le Seigneur se contentait de demander quelques privations extérieures. Ils n'auront, dit-il, aucun héritage ; ils ne pourront acquérir aucun bien terrestre, parce qu'ils appartiennent au Seigneur et qu'ils doivent tous leurs soins à son culte : Non habebunt socerdotes partent cum reliquo Israël : Dominus enim ipse est heereditas eorum^. Aux seconds, le Sauveur prescrit une abnégation totale et un sacrifice complet.
1. s. Amb., De Virgin. 9i). — 2. Dont., x, 9; xviii, 1, etc. — 3 Num., XVIII, 1.
FRUITS DU DIVIX SACRIFICE :i79
Il veut qu'ils soient détachés de tout, morts à eux-mêmes aussi bien qu'au monde, et que leur vie soit comme la sienne, une immolation continuelle : Si qids i'ult pose me venirc, ahiicget scmetipsuni ; tollat crucein suam quotidie et sequatur me. Qui eriim voluerit animam suam sah'am facere, perdet eam ^ . Si quis non odit patrem suum et matrem et uxorem et filios et fratres et snrores, (idhuc autem et animam suam, non potest meus esse discipulus. Sic ergo omnis ex vobis qui non renuntiat omnibus qux possidet, non potest meus esse discipulus^. Mais s'il y a une grande différence dans les sacrifices demandés, il n'y en a pas une moindre dans les récompenses promises. Car, que dit le Seigneur aux sacrifi'sateurs de la loi mosaïque? Qu'ils auront une part dans la chair des victimes; qu'ils vivront de l'autel pendant qu'ils serviront à l'autel ; que leurs frères leur payeront la dîme de toutes leurs récoltes^. Voilà tout leur partage. Et que promet le Sauveur aux prêtres du Testament Nouveau? Il leur promet le ciel sur la terre, ou plutôt il le leur donne en se livrant lui-même à eux^. Il se fait leur récompense en se faisant leur victime. ylcct/9i>e, leur dit-il, en leur remettant le pain de vie et le calice du salut, accipile et comedite. Hoc est eniin corpus meum. Bibite ex liDC omnes. Hic est sanguis meus, sanguis novi Testamenti^. « En me donnant à vous à l'autel, je vous donne dès cette vie ce que je puis vous donner de plus précieux, ma chair, mon sang, mon humanité, ma divi-