‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 228 sur 247 · VIII. — M. JOLY, CURÉ DE DIJON · texte numérisé non relu

VIII. — M. JOLY, CURÉ DE DIJON

Rien ne fait mieux connaître la foi et la religion de ce saint prêtre dont on demande la canonisation, que la fermeté d'âme qu'il montra en 1684, dans une occasion extraordinaire qui remplit son église de bruit et de tumulte. Gomme il célébrait la Messe un dimanche avec sa dévotion ordinaire, il survint un orage si furieux que la foudre, tombant sur le clocher et du clocher dans l'église, vint tuer un maître des requêtes presque à ses côtés. L'église, toute en feu, retentissait tellement des éclats du tonnerre que les murailles en étaient ébranlées jusqu'aux fondements. Chacun, se croyant au moment d'être écrasé sous les ruines, cherchait à fuir pour se dérober au péril. Pour le saint pasteur, il ne quitta pas l'autel et ne parut nullement troublé. Il se contenta de se mettre à genoux un moment pour implorer la protection divine, et de dire plusieurs fois, à l'exemple de saint Thomas : Verbum caro factum est et habitavit in iwbis;^\xisi ayant encouragé, comme il put, les assistants,

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il continua le saint Sacrifice, sans rien perdre de sa paix et de son union à Dieu. Ainsi la haute idée que sa foi lui donnait des divins ^Mystères l'élevait au-dessus des terreurs qui abattaient les plus fermes courages.

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