‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 237 sur 247 · OBLATION DU CALICE · texte numérisé non relu

OBLATION DU CALICE

Après avoir mis du vin dans le calice, le prêtre y mêle quelques gouttes d'eau ', en disant :

Deus'~, qui humanae substantise dignitatem mira-

454 i:)RDIN AIRE DE LA MESSE

biliter condidisti, etmirabilius reformasti, da nobis, per hujus aquae et vini mvsterium, ejus Divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostraefieri dignatus est particeps, Jésus Christus Filius tuus Dominus noster ^ : qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus sancti Deus, per omnia snecula sseculorum. Amen.

Puis il offre le calice.

OfFerimus tibi, Domine, calicem salutaris *, tuam deprecantes clementiam, ut in conspeetu divin a' Majestatis tuae, pro nostra et totius mundi salute^, cum odore suavitatis ascendat". Amen.

1. Tiim quod Christus Dominus ita fecissc creditur, tum etiam quia de latere ejus aqua cum sanguine exiit. Et cum aqua in Apocaljpsi populi dicantur, ipsius populi fidelis cum capite Christo unio reprxsentatur. (Conc. Trid., Sess. XXII.) Omnes génies quasi stilla situlse coram eo. (Is., xl, 15.)

2. Cette belle prière est très ancienne : elle servait autrefois de Collecte à la fête de Noël.

3. Demander avec ferveur et confiance cette grâce importante : ut per hsec efficiamur divirne consortes naturse. C'a été le but de l'Incarnation ; c'est celui du saint Sacrifice ; mais il ne sera atteint complètement qu'au ciel.

4. Salutaris : c'est-à-dire du Sauveur, votre Fils, dont l'immolation a racheté le monde. S'unir encore à Notre- Seigneur dans cette oblation.

5. Pro sainte mundi : valeur infinie du sang du Sauveur ; excellence du ministère sacerdotal. Quidquid est effectus dominiez Passionis, est effectus hujus sacramenti. (S. Th., In Johan., vi, 6. )

6. En faisant le signe de la croix avec le calice, penser que le sang qu'il doit contenir est celui qui a coulé au Calvaire.

(• O M M K X r A I K E A lî K K O É 455

Après l'ol)la[ion du pain ol du vin, le prêlro s'iuclino profondômont on disant :

In spiritu humilitatis, (;t in anlmo contrito suscipiamurate, Domine' : et sic fiat sacrificium nostrum in couspectu tuo hodie, ut placent tibi ', Domine Dcus.

Yeni, Sanctificator omnipotens, alterne Deus', et benedic hoc Sacrificium tuo sancto nomini praeparatum*.

1. Paroles d'Azarias et de ses compagnons, à la vue de la fournaise oii ils s'allaient offrir en holocauste à la gloire du Dieu d'Israël. Devons-nous implorer avec moins d'humilité le salut de nos âmes, fruit du divin Sacrifice ?

2. La divine Victime ne peut manquer d'être agréée de Dieu, mais loblation que nous en faisons, la manière dont nous l'immolons, l'union sacramentelle que nous contractons avec elle par la Communion, pourraient avoir des défauts à ses yeux. Demander que, dans un sacrifice si saint, il n'y ait rien qui lui déplaise.

3. Que l'Esprit de Dieu, principe de toute grâce, produise sur l'autel cette sainte Victime, comme il l'a produite en premier lieu dans le sein de la bienheureuse Vierge.

4. Benedic : rendez notre ministère fécond en fruits de grâce et de salut.

Puis lo prêtre se lave les doigts 1, en disant :

Lavabo, inter innocentes, manus meas^, etc.

1. Aux Messes solennelles, le prêtre, qui a dû encenser l'autel, peut avoir besoin de se laver les mains, et cette

cérémonie pourrait être regardée comme une pratique de bienséance ; mais il n'en est pas ainsi aux Messes ordinaires. Son but est uniquement de rappeler la pureté d'âme nécessaire pour offrir l'Agneau sans tache. N'est-il pas évident que pour célébrer dignement, il faudrait une vertu plus parfaite que pour communier seulement ?

2. Fragment du Psaume xxv, où David parle au nom du Sauveur. On y voit un exposé assez complet des dispositions où il faudrait être pour mériter d'offrir à Dieu le sacrifice de son Fils : pureté de conscience aussi complète que possible, horreur de toute faute, patience dans les épreuves, constance dans les persécutions, zèle pour la maison de Dieu, fidélité à recourir au Seigneur, application à devenir chaque jour plus pur et plus parfait.

Après s'être lavé les doigts, le prêtre s'incline devant la croix et dit .

Suscipe, sancta Trinitas, hanc oblationem^, quam tibi ofTerimus ob memoriam Passionis, Resurrectionis et Ascensionis Jesu Christi Domini nostri-, et in honore beatœ Mariœ semper Virginis, et beati Joannis Baptistae, et sanctorum apostolorum Pétri et Pauli, et istorum, et omnium sanctorum^, ut illis proficiat ad honorem, nobis aulem ad salutem ; et illi pro nobis intercederedignentur in cœlis, quorum memoriam agimus in terris. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Puis ayant baisé l'autel, il se tourne vers le peuple et dit :

Orate, fratres ^, ut meum ac vestrum Sacrificium acceptabile fiatapud Deum Patrem omnipotentem^. ^. Suscipiat Dominus, etc.

COMMENTAIRE AnilÉGÉ 437

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