‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 243 sur 247 · La recommandation des vivants a lieu avant la Consé · texte numérisé non relu

La recommandation des vivants a lieu avant la Consé

cralion, afin qu'ils puissent unir leurs vœux à ceux du prêtre : celle des défunts se fait après, parce qu'il ne leur reste plus qu'à recueillir les fruits du sacrifice. — Signum fidei : la profession du christianisme ou le caractère de chrétien imprimé au baptême. L'Eglise ne prie pas pour les infidèles défunts, parce qu'il n'y a pas de salut sans la foi. — Somnus pacis : langage chrétien plein d'espérance. Sommeil implique réveil.

2. In Christo, pour in fide et caritate Christi, dans la pratique du christianisme.

3. Lochs refrigerii, Iticis et pacis : ces mots sont comme une définition du ciel : ils nous disent les biens qui manquent aux âmes du purgatoire.

4. Remarquer le soin qu'a l'Eglise de tenir le ministre de l'autel dans l'humilité : Quanto magnus es, humilia te in omnibus, et coram Dec ingénies gratiam. (Eccl., m, 20.) En se frappant la poitrine, il peut penser au Centurion, rendant hommage au Sauveur au pied de la croix. (Luc, xxiii, 47,)

5. Ici le prêtre mentionne de nouveau un certain nombre de saints, non plus pour s'appuyer de leurs suffrages, mais pour s'encourager par la vue de la gloire dont ils jouissent et pour demander d'avoir part à leur félicité. Après les apôtres et les martyrs, en général, il nomme le Précurseur, saint Jean-Baptiste, omis précédemment; saint Etienne, le premier martyr; saint Mathias, qui remplaça Judas dans le collège apostolique; saint Barnabée, compagnon de saint Paul; saint Ignace, évêque, troisième successeur de saint Pierre à Antioche ;. saint Alexandre, jjape; saint Marcellin, prêtre, et saint Pierre, exorciste, martyrisés l'un et l'autre sous Dioclétien. Viennent ensuite plusieurs femmes, qui ont également sacrifié leur vie pour la foi : sainte Félicité, qui renouvela sous Marc-Aurèle le sacrifice héroïque de la mère des Machabées ; sainte Perpétue, lapins illustre des martyres de Carthage; et, parmi les vierges de Rome, sainte Agathe, sainte Lucie, sainte Agnès, sainte Cécile, suivie

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de sainte Anast.Tsie dont on lait mémoire le jour de Noël. 6. Nouvelles protestations d'humililé.

Per quem luvc omnia, Domine, semper bona créas 1, sanctificas j-, vivifîcas -J-, benedicis -j-, et pr.Tstas nobis.

Ici, le prêtre fléchit le genou, fait avec l'Hostie trois signes de croix sur le calice, et continue :

Per -|- ipsum et cum -|- ipso, et in j ipso, est tibi Deo Patri-J-omnipotcntijin unitate-]-Spiritus sancti, omnis honor etgloria-,

Per omnia snecula sa'culorum^. r^. Amen.

1. 11 paraît que, dans les premiers temps, on faisait ici la bénédiction des fruits ou des dons offerts à l'autel; et que c'est à ces dons et à ces fruits que l'on rapportait ces paroles, accompagnées de signes de croix : hxc bona créas, sanctificas. Cet usage ayant cessé, on a continué de dire les mêmes paroles, en les rapportant au pain et au vin apportés pour la consécration et dont les espèces restent sur l'autel. Ce pain et ce vin, Dieu les produit d'abord : créât: puis il les sanctifie en les destinant au sacrifice, sanctificat; ensuite il les vivifie par la vertu de la consécration, vivificat; et enfin il en fait l'aliment de nos âmes par une bénédiction particulière, benedicit. Ces mots peuvent s'appliquer au Corps même et au Sang de Notre-Seigneur, aussi bien qu'aux simples oblations, telles qu'elles viennent des fidèles, à cette différence près que l'humanité du Sauveur a été vivante et sainte dès le premier moment de son existence, tandis que ces dons ne peuvent le devenir que par une action divine subséquente.

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