Joan., IV
2. Sacra'nentum visibile iavisibilis sacrificii sacramentum , id est sacrum signutn est. (S. Aug., De doct. christ., x, 5.) Sacrificium quod offeitur exleriiis sigiiiûcat interius spiritale sacriûcium , quia anima seipsam ofifert Deo. (S. Th., 2a 2x, q. 85, a. 2.) Nam cum ex duabus naturis, id est ex corpore et anima homo subsistât, visibile per invisibile mysterium consecratur. (S. Amb., In Luc, n. )
3. Expandi manus meas ad populum non credentem et contradicentem. (Is., Lxv, 2.)
savoir de quelles lumières son intelligence était éclairée, quelles étaient la noblesse et la générosité de son cœur, quel sentiment il avait de la grandeur de Dieu et du néant de ses créatures, enlin quels étaient son zèle pour la perfection, son horreur du péché, sa compassion et sa tendresse pour les âmes destinées à partager sa gloire, et encore exposées au péril de la réprobation.
A ce point de vue, comme à mille autres, les sacrifices de la Loi étaient à une distance infinie de celui du Sauveur. Les sentiments qu'ils exprimaient étaient sans doute du même genre, car il n'y a que ces sentiments qui puissent être agréés de Dieu et en obtenir quelque bénédiction ' ; mais quel mérite et quelle dignité avaient ces dispositions mêmes, et quels étaient ceux qui les offraient au Seigneur ? Il ne faut pas penser aux victimes. Outre que c'étaient de simples créatures, et par conséquent de purs néants devant la majesté divine, elles n'avaient ni pensée, ni volonté, ni âme. Elles ne pouvaient, en réalité, reconnaître aucun droit, ni accomplir aucun devoir. Ce n'est pas de leur propre mouvement qu'elles s'offraient à Dieu pour être sacrifiées en son honneur. Si leur immolation contribuait à son culte, si elles rendaient hommage à sa grandeur, à sa bonté, ou à sa justice, par l'effusion de leur sang, c'était comme le reste de la nature, comme les astres du firmament, d'une manière inconsciente, en ce sens seulement que ceux qui les voyaient présentées à l'autel étaient portés à réfléchir sur la grandeur infinie de Dieuet sur les obligations de ses créatures envers lui. Mais ce qui faisait défaut dans les sacrifices figuratifs, ce qu'on