‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 45 sur 247 · Isai., LUI, 7. Cf. Matt., xxvi, 53; Joan., x · texte numérisé non relu

Isai., LUI, 7. Cf. Matt., xxvi, 53; Joan., x

2. Si habucrit maculam, vel claudiim fuerit, vel caecum, aut in aliquo déforme vel débile, non immolabitur Domino Deo tuo. (Deut., xv, 21 ; j Lev., I, 10 ; III, 6, etc.)

autel, dans une assemblée sainte, en un lieu destiné au culte divin. Or qu'aperçoit-on à la croix ? Presque tout le contraire. Le Sauveur n'est pas élevé sur un autel, mais attaché à un gibet. On ne l'ofFre pas à la Divinité comme une hostie innocente, digne de son amour et pro|jre à attirer sur nous sa miséricorde : on le met à mort comme un criminel dont le contact souille la terre, comme un objet d'anathème et d'exécration : Scriptuni est enim : Maledictus omnis qui pendet in li^no ' , Il expire entre deux scélérats sur le lieu même des exécutions publiques. Sa mère et quelques disciples sont les seuls qui voient en lui autre chose qu'un condamné ordinaire. Etrangers d'ailleurs à son immolation, et abhorrant les coups qui le frappent, ils se ^contentent de s'unir à ses sentiments et de l'offrir à Dieu dans leur cœur.

3° Les sacrifices, ayant j)Our fin d'unir les hommes avec Dieu, se terminaient d'ordinaire par une communion, c'est-à-dire par une participation simultanée à la victime immolée *. Dieu était censé y communier, en acceptant la vie qui lui était offerte, le sang qu'on répandait autour de son autel et l'odeur des chairs consumées en son honneur; et ceux qui faisaient l'oblation y communiaient réellement eu s'en assimilant quelque partie par la manducation ^. Le Lévitique l'ordonnait expressément pour les sacrifices pacifiques qui avaient pour fin l'action de grâces ou la supplication. Si celui qui offrait une victime pour l'expiation d'une faute était exclu de la communion, comme indigne d'y participer, sa part

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