‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 47 sur 247 · Cf. Hob., IX, etc · texte numérisé non relu

Cf. Hob., IX, etc

2. Una enim eademque est hcBtia, idem uunc offerens sacerdotum ministerio qui seipsum lune obulit, sola olTerendi ratione diverse. (Conc. Trid. , Scss. xxil, 2.)

3. Dominiis qui est plénitude v^ritatis, veritatem prajfigurataî imaginis adimplevit. (S. Cyp., Epist. txiii, 4.)

On lui voit remplir l'office de prêtre aussi bien que le rôle de victime. Lui-même prend du pain et du vin, fait la consécration de son corps et de son sang et s'offre à la Majesté divine pour la rédemption du monde. Puis, montrant à ses apôtres ce qu'il a fait, il leur ordonne, comme à ses ministres et à ses représentants, de le faire à leur tour. Leurs successeurs l'accompliront après eux, par les mêmes paroles et avec la même eflicacité, jusqu'à la fin des siècles.

2° Le divin Sacrifice s'opère ainsi de la manière la plus religieuse sous le voile de l'Eucharistie. Autant le Fils de Dieu a été humilié et outragé au Calvaire^ autant il est honoré au Cénacle et sur nos autels. Le respect et les adorations des chrétiens le dédommagent des blasphèmes et des imprécations cJes Juifs. Tout ce qu'il y a de plus éminent par l'autorité et par la vertu s'incline partout devant l'auguste victime, et lui offre, comme au ciel, les mêmes hommages qu'au Père éternel : Sedenti in throno et Agno, benedictio et honor et potestas in sxcula sseculorum.

3" Enfin nous voyons qu'au Cénacle, notre divin Sauveur, Pontife éternel selon l'ordre de Melchisédech, ne se borne pas à bénir et à consacrer le pain et le vin. Après les avoir changés en son corps et en son sang et les avoir offerts en sacrifice à son Père, il donne ce corps et ce sang en nourriture à ses apôtres : Accipitc et manducate. Bibite ex eo omnes. Ce n'est pas lui seul qui participe à la victime : ceux en faveur desquels elle est offerte y prennent part égalenent. Et n'est-ce pas ce qui a lieu encore tous les jouis à la Messe? Au pied de chaque autel est une table, li Table sainte, à laquelle tout fidèle est convié et où la même victime devient

l'aliment de tous ceux qui désirent s'en nourrir*. Quiconque s'approche de cette table, reçoit des mains du prêtre le corps et le sang du Sauveur : il s'assimile sa chair, une chair de même origine que la nôtre, mais sanctifiée et divinisée par son union avec le Verbe ^, immolée pour nos péchés, ressuscitée pour notre justification; il se pénètre de son esprit, il s'anime de sa vie ^. C'est là le banquet annoncé par le prophète, le festin opulent que le Seigneur avait promis de donner sur la sainte montagne à tous les peuples du monde, après avoir défait leur ennemi commun et mis (in à l'empire de la mort*. C'est l'aliment incomparable où l'on trouve le mémorial de toutes ses merveilles et l'abrégé de tous ses mystères. C'est la nourriture céleste qui donne à tous les enfants de Dieu le courage et la force dont ils ont besoin pour recouvrer leur liberté et triompher de leur mortel ennemi. O sacrum convivium, s'écrie la sainte Eglise, in quo Christus sumltur, recolitur memoria passiunis ejus, mens impletur gratia, et futurx gloriae nobis pignus datur ^.

1. Habemus altare do quo edere non habent potestatem qui tabornaculo deserviunt. (Heb., xiii, 10.)

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