‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 5 sur 247 · Ps., VIII, G, 7. — i. Daii., m · texte numérisé non relu

Ps., VIII, G, 7. — i. Daii., m

nous imaginions le voir prendre, pour l'offrir à la Majesté divine, un de ces êtres créés pour son usage et dont la vie a quelque affinité avec la sienne, nves et hoves universels, iiisupcr et pecora campi^, l'immoler d'une manière ou d'une autre à la gloire du Créateur, et par cet acte religieux lui dire dans le langage le plus énergique et le plus touchant : « Seigneur, je m'offre et me consacre à vous de toute mon âme, comme je vous offre et vous consacre cette créature que vous m'avez donnée. Tout ce que j'ai et tout ce que je suis est à vous et dépend de vous, bien plus que vos dons ne sont à moi et ne dépendent de moi. Disposez donc de tout avec une liberté entière. Vous avez sur moi toute autorité et je n'ai à votre égard aucun droit. Quand vous m'ôteriez la vie et que vous me réduiriez au néant avec tout ce qui existe, quel tort nous feriez-vous ? Et que perdriez-vous en nous perdant ? Loin d'avoir à se plaindre, quelle est celle de vos créatures qui ne dût s'estimer heureuse de contribuer à votre gloire au dépens de tout ce qu'elle a reçu de vous? Quel être raisonnable voudrait employer sa vie autrement qu'à votre service, et quel cœur hésiterait à se consumer pour vous, comme cette victime que je vous offre se consume en votre honneur et pour votre culte ? »

Telle pouvait être, ce semble, la religion de l'humanité, si l'homme avait vécu sur la terre à l'état de pure nature. Rien dans ce culte, qui dérogeât à la grandeur ou à la sainteté de Dieu, rien qui ne fût capable de lui plaire et propre à nous concilier son amour.

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