Joaa., XVII
IO(i DU DIVIN SACRIFICE
du jour. Bientôt après, chaque église ouvre ses portes ; les fidèles se réunissent autour des tabernacles, et les prêtres montent à l'autel pour consacrer et offrir la divine Victime. Tous les continents, toutes les îles, toutes les régions du monde voient ainsi se renouveler successivement la célébration des divins mystères. Lorsque le soleil atteint chez nous le milieu de son cours, et que la divine Hostie cesse d'être présentée à nos yeux, on commence à l'offrir au Nouveau Monde, dans toute l'étendue des deux Amériques. Lorsqu'il s'incline sur notre horizon, on la consacre dans l'Océanie et sur toutes les îles de la mer Australe. Tandis que la nuit nous couvre de ses ombres, l'Asie s'éveillant aux clartés de l'aurore, voit ses prêtres immoler à leur tour l'Agneau divin. Ainsi le sacrifice du Sauveur ne cesse jamais sur la terre. Suivant la marche du jour, il ne finit en un lieu que pour commencer en un autre ^ , et l'on peut dire de lui ce que saint Jean a dit des quatre animaux symboliques qu'il vit rangés autour du trône de Dieu : « Ils ne cessaient de louer le Seigneur ; et la nuit comme le jour, ils célébraient par leurs chants sa Majesté trois fois sainte : Requiem non hahebant die ac nocte, dicentes : Sanctus, sanctus, sanctus, Dominas Deus omnipotens , qui erat, et qui est, et qui venturus est^ !
Le Psalmiste est ravi d'admiration en pensant à la gloire que les cieux rendent au Très-Haut, et à l'hymne qu'ils chantent à la louange du Créateur : Domine, Dominas noster, quam admirabile est nomen tuum in uni-