‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 55 sur 247 · Concentum cœli quis dormire faciet ? (Job., xxxviii · texte numérisé non relu

Concentum cœli quis dormire faciet ? (Job., xxxviii

2. Apoc, IV, 8. Sanctus, sanctus, sanctus Dominas Deus sabaoth 1 Pleni sunt cœli et terra gloria tua : hosanna in excelsis. (Missal.)

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versa terra ^ ! C'est un cantique perpétuel, dit-il, et que tout le monde entend. Le jour le dit au jour, et la nuit le redit à la nuit : Dics diei éructât verbum, et nox nocti indicat scientiam'^. Mais qui oserait comparer l'hommage que peut offrir à Dieu une créature insensible et muette, et la gloire que lui offre le sacrifice volontaire et sans cesse renouvelé du corps et du sang de son Fils? Indépendamment de sa perpétuité et de son universalité, le sacrifice du Fils de Dieu a une valeur infinie. Ce qui le met au-dessus de tout, ce qui rend impossible toute comparaison, c'est la dignité de la Victime et l'excellence de ses dispositions; c'est son anéantissement devant son Père ; c'est la profondeur de son adoration et l'ardeur de ses actions de grâces; c'est la vivacité de son amour et la ferveur de ses supplications. Entre la gloire qui revient au Créateur de l'étendue du firmament, de la splendeur des astres, de l'harmonie des cieux, et celle qu'il reçoit chaque fois qu'un prêtre lui offre le divin Sacrifice, il y a autant de distance qu'entre la terre et le ciel, ou plutôt entre une créature matérielle et le Fils de Dieu fait homme ^.

§ IV. Quatrième molif de l'institution du Sacrifice eucharistique : l'intérêt de nos âmes.

Nous avions à la croix le témoignage de charité le plus touchant, l'intercession la plus efficace et l'exemple le plus parfait; mais pour produire tout son effet sur

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