Phil., II
de victime, aussi anéanti, aussi obéissant, aussi pauvre, aussi zélé pour l'œuvre de notre sanctification qu'il l'était au Calvaire ^ C'est ainsi qu'il s^offre à nos regards. 11 n'y a pas de jour, pas de semaine au moins, où il ne convoque autour de lui tous ses disciples, grands et petits, riches et pauvres, savants et ignorants, religieux et hommes du monde, pour le contempler en cet état. Venite ad me omnes 2, leur dit-il, comme à ses premiers disciples. Venite et videte^.
L'Homme-Dieu nous montre donc, à l'autel, l'éclat de ses vertus. Bien plus, il vient en nous avec elles par la sainte Communion . Il apporte en nos cœurs, avec son humanité immolée, toutes les dispositions que cette immolation suppose ; et il nous les apporte pour nous les communiquer. Son corps sacré devient notre nourriture. Ce n'est pas seulement un levain céleste, destiné à produire en notre âme une fermentation salutaire : c'est un aliment , c'est une nourriture véritables : Vere est cibus^. Et pourquoi nous nourrir ainsi de lui-même; pourquoi se donner ainsi tout entier comme aliment à chacun de nous, sinon parce qu'il veut nous associer à sa vie et nous communiquer son esprit^ ? Que dis-je ? Quand la Communion est fréquente, quand elle est quotidienne