‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 61 sur 247 · DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE PARTIE

Ce que nous avons dit suffit pour faire comprendre ce qu'est le divin Sacrifice dans les idées de Dieu et dans la vie de l'Eglise.

Que le premier homme ait reçu ou non la vie de la grâce en même temps que l'existence, qu'il se soit vu dès son premier instant en état de plaire à Dieu et de mener une vie surnaturelle, indépendamment du Verbe incarné, ou que la grâce ne lui ait été donnée qu'en vertu de Tlncarnation future, ou quelque temps après sa création, peu importe : ce qui est certain, c'est qu'Adam n'a pa su apprécier ce don et que sa chute l'a suivi de près. Dès lors, nous avons le droit de dire que Dieu n'a jamais vu sur la terre qu'un seul adorateur, un seul prêtre, une seule victime qui répondît à ses aspirations, qui fût capable de lui rendre l'honneur qui lui était dû]et de mériter pour nous les grâces de sanctification et de salut dont notre condition nous faisait un besoin. Cet adorateur parfait, cet intercesseur tout-puissant, cet unique prêtre et cette unique victime, c'est l'Homme-Dieu, le Verbe fait chair, qui, réunissant dans sa personne la nature humaine avec la nature divine, a tout à la fois, comme homme, la petitesse et la dépendance nécessaires pour honorer la Majesté divine, et comme Dieu, une dignité infinie qui donne à ses moindres hommages un mérite

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