‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 8 sur 247 · Ephes., I, C · texte numérisé non relu

Ephes., I, C

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d'autres plus précieux, il s'en servirait pour offenser son bienfaiteur, et qu'il se jetterait de son plein gré dans un abîme de dépravation et de misères'. Ce ne fut donc pas une créature innocente, ce ne fut pas l'homme primitif, tel qu''il l'avait formé à son image et à sa ressemblance, que Dieu eut la pensée d'élever jusqu'à lui, dont son Fils se proposa d'emprunter la nature et qu'il lui plut d'associer à sa vie : ce fut une créature déchue, viciée par le péché, entraînée au mal par la concupiscence la j)lus perverse et la plus effrénée. Au moment où il formait définitivement la résolution de s'unir à elle et d'en prendre sur lui toutes les faiblesses, au péché près, comme le dit l'Apôtre -, il la voyait dépouillée de toute grâce, asservie aux passions, souillée par le vice, hors d'état de se soustraire au joug du démon, et d'échapper à l'enfer : Eramus natitra fUii ira.'^. Par le fait même de notre naissance, nous étions en opposition avec ses desseins, objets de son aversion d'abord, voués à ses châtiments ensuite.

Qu'est-ce qui toucha son cœur et l'inclina en notre faveur ? Qu'est-ce qui le porta à faire pour les enfants d'Adam ce qu'il n'avait pas fait pour ses Anges, ce qu'il ne devait faire pour aucun des êtres produits par sa puissance ? Peut-être notre misère même, et l'excès des

1. Sic Dons dilexit mundum ut Filium suiim unigonitiim daret, ut omnis qui crédit in illum non percat, scd habcat vitam aeternam. (Joan., IV, 16.) In hoc est caritas, quoniani ipse misit Filiuni suum propitiationem pro peccatis nostiis. (I Joan., iv, 12.) Proprio Filio suo non pepercit, sed pro nobis omnibus tradidit illum. (Rom., viii, 32.)

2. Deus, Filium suum mittens in similitudincm cainis peccati, de peccato damnavit pcccatum in carne. (Rom., vili, 3. ) Tontatum per omnia pro similitudine absque peccato. (Heb., iv, 1.5.)

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