‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 85 sur 247 · Cf. s. Lig. Praxis · texte numérisé non relu

Cf. s. Lig. Praxis

Qu'on ne prétende pas que cette perfection est audessus des forces communes. Il n'en peut être ainsi pour ceux qui ont une vocation véritable; car Dieu qui est la sagesse et la bonté mêmes rend possibles et même faciles à remplir toutes les obligations qu'il impose: Mandata ejus gravia non suntK Sed unusqidsque proprium donum fiabet'^. Ce principe est incontestable; et pour les prêtres en particulier, l'expérience fait voir de quelle manière il se vérifie. Le saint autel lui-même fournit le moyen d'acquérir la perfection qu'il demande : Sarcina Christi alas hahct^. Une Messe bien dite donne à celui qui la célèbre la ferveur et la pureté nécessaires pour en renouveler la célébration, de même qu'une bonne communion apporte aux fidèles les dispositions dont ils ont besoin pour communier une autre fois. Ego Dominus qui sanctifico eos, disait le Seigneur dans l'Ancienne Loi'*. C'est dans son sacrifice surtout, avec le feu même de l'autel qu'il embrase et qu'il purifie le cœur de ses ministres. Ipse enim quasi ignis con flans et emuudans, dit Malachie, le dernier des Prophètes, en annonçant l'Ange du Nouveau Testament et la sainteté des ministres qu'il devait donner au Seigneur ; et purgabit filios Levi, et colabit cos quasi auruin et argentum ■ et erunt Domino afférentes sacrificiuni in justitia ^.

Un jour qu'on parlait devant saint François de Sales d'un prêtre qui venait de célébrer sa première Messe : « Ah ! Seigneur, dit-il, que ce jeune homme est heu-

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