Eccli., XLV, 7, 19. Cf. Levit., viii-x
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de sa vertu et de mettre comme lui leur conduite en harmonie avec leur vocation ^ . Telle est la raison pour laquelle il dicte à Moïse le livre du Lévitique : un code de lois qui règle dans les moindres détails non seulement les cérémonies que ses ministres auront à exercer dans le temple, mais encore la vie qu'ils auront à mener au milieu du peuple. Il veut qu'ils soient des modèles de perfection pour tous leurs frères, que, renonçant à posséder quoi que ce soit de la terre de Ghanaan^, ils se contentent du Seigneur pour héritage, qu'ils aient le courage de commander à leurs sens, de réprimer les instincts de la nature et de mener une vie austère 3, qu'ils se privent, au moins par intervalles, des jouissances de la famille, afin de mieux s'acquitter de leurs saintes fonctions et d'offrir au Seigneur de plus dignes hommages, qu'ils fassent régner parmi leurs enfants la pureté des mœurs et le respect de la loi"^. Ainsi Dieu veillait dès lors à ce que la personne de ses ministres fût entourée d'une auréole de sainteté^, et il faisait en sorte que le peuple respectât en eux la gloire de son nom : Sanctificahor in ils qui apprnpinquant iniln^ disait-il, et in conspectu oinnis populi glorificabor^ ! Quemciimqiie eligerit erit sanctus^ .
Mais sous le rapport des obligations, comme sous celui de la dignité et des pouvoirs, quelle comparaison
1. Levit., X, :i. — 2. II Parai., xxxi, 5. — 3. Levit., x, '.). — 4. Levit., XXI.
5. Faciès lamiuam de auro purissimo in qua sculpes : Sancttini Domino; et dit imminens fronti Pontificis. (Exod., xxviii, 3G, 38.)