‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 96 sur 247 · Heb., VI · texte numérisé non relu

Heb., VI

gr.M.iTKs gril, doit avou; 187

pour louer, béuir et exalter celui qui daigne leur manifester ainsi d'une manière ]>resque sensible sa présence, sa grandeur et sa tendresse. Parfois, il leur semble n'être plus guère de ce monde. L'autel est devant eux comme le trône où l'IIomme-Dieu est assis pour recevoir les adorations des anges et des hommes. Ils voient ces multitudes innombrables d'esprits célestes qui le contemplent et qui l'adorent. Ils entendent leurs bénédictions et leurs hommages; et s'unissant k ce concert, ils mettent leur bonheur à répéter avec eux ce chant de gloire et de bonheur qui ne cesse de retentir au ciel : Sanctus, sonctus, sanctiis Dominas Deus oinnipittens * /

Telles étaient les adorations du saint curé d'Ars, au divin Sacrifice et devant le Saint Sacrement, durant les longues heures qu'on lui voyait passer dans sa pauvre église au pied du tabernacle. « On cr'oirait qu'il voit Dieu de ses yeux, « disaient ses paroissiens en le regardant de loin. Et lui-même, il leur disait: « Pour l'homme charnel, le monde est tout et Dieu n'est rien; mais pour l'homme de foi, c'est le contraire : Dieu est tout et le monde entier est moins que rien. » Quelquefois il ajoutait : « Si nous avions une foi vive, pénétrante comme celle des saints, nous verrions Notre-Seigneur comme eux. 11 est des prêtres qui le voient chaque jour à l'autel. 5)

Mais cette foi est loin d'être commune, même dans le sanctuaire. Non omnium estfldcs, dit saint Paul 2. On croit bien à la vérité du mystère, et ce serait exagérer de dire que la foi du grand nombre est morte; elle produit encore, par intervalles, certains sentiments et cer-

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