Apoc., IV, 8. — 2. II 'l'iicss., m
tailles œuvres; mais elle languit ou elle sommeille. Prenons un exemple. « Je vais à l'église, dit saint Jérôme, pour prier ou offrir le saint Sacrifice. Cet acte suppose la foi. Je n'irais pas, si je ne croyais pas. Mais si ma foi était telle qu'elle devrait être, si je croyais fermement et ardemment, comme ont cru les saints, comme croyait Moïse, n'agirais-je pas bien différemment? Oui, je purifierais mon cœur afin de voir Dieu ; je frapperais ma poitrine en demandant pardon de mes fautes; je répandrais des pleurs; je me jetterais aux pieds de mon Sauveur pour les arroser de mes larmes; je m attacherais au pied de sa croix et je ne la quitterais pas que je n'aie obtenu miséricorde : Non orarem si non crederem : sed si l'ère crederem^ jacerem ad Domini pedes, eosque fletu perfunderem, hœrerem certe trunco crucis ; nec prias amitterem quam misericordiam impetrarem ^ . »
C'est cette ardeur de foi pourtant qu'il faudrait à l'autel pour avoir l'intelligence et le sentiment des saints Mystères; car ce n'est plus aux sens comme à Jérusalem, comme au Sinaï, que Dieu veut manifester ses grandeurs : Non enim accessistis ad tractabileni tnontem, dit l'Apôtre, et accensibilem ignem et turbinem et caliginem et procellani et tubae sonurn- sed accessistis ad Sion montem et civitatem Dci vivenlis, Jérusalem cœlestcni, et multorum milliuni Angcloruin frequentiam,et ecclesiam primitivorum qui conscripti sunt in ccelis, et Testamenti novi mediatorem Jesum, et sanguinis aspersionem melius loquentem quam Abel^. Comme il ne se révèle à nous que par sa parole, nous ne pouvons nous approcher de lui que par la foi .