‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 99 sur 247 · S. Franc, de Sales, Lett. à l'arch. de Bourges · texte numérisé non relu

S. Franc, de Sales, Lett. à l'arch. de Bourges

En effet, quelle est la vocation du prêtre et pour quel motif renouvelle-t-il chaque jour à l'autel le sacrifice du Calvaire ? Quelle est la vérité qu'il proclame et qu'il répète sans cesse devant toute l'Eglise en immolant la divine Victime à la Majesté divine et en offrant au Pèi'e éternel le corps et le sang de son Fils? C'est que Dieu est l'Etre des êtres, le principe et la lin de toutes choses ; que tout, venant de lui et étant à lui, doit vivre et mourir pour lui ; que l'acte le plus juste et le plus parfait dont une créature soit capable, quelle que soit sa perfection, c'est de s'anéantir devant la Majesté infinie et de s'immoler pour sa gloire ; qu'aucun homme ni aucun être créé ne saurait mériter, au prix même de son sang, la rémission du moindre péché ni le don de la moindre grâce. Telles sont en effet les conséquences à tirer du sacrifice de l'Homme-Dieu. Voilà ce que le Verbe fait chair dit à son Père et nous dit à nous-mêmes, dans l'immolation de l'autel comme dans celle du Calvaire; et c'est ce que comprennent toutes les âmes qui ont quelque intelligence de l'une et de l'autre : Glorificantes Dominum quantiimcumquc potueritis, supervalehit adhuc ; major est enlm oinni laude^ . Omne li^nuin montis Libani non sufficlet ad succendendum, et anlnialia ejus non sufficient ad fiuiocaustuni -.

Comme représentant le Sauveur dans son sacerdoce, et avec son corps et son sang pour victime, le prêtre fait ce que nulle créature ne saurait faire, ce dont la création tout entière est radicalement incapable. Il rend à Dieu une gloire proportionnée à sa grandeur et à sa bonté. II lui offre une réparation supérieure à tous les

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