‹ Du Divorce dans la synagogueChapitre 10 sur 22 · III. V · texte numérisé non relu

III. V

J* ai dit que la domination romaine avait intro»doit en Judée la coutume qui autorisait les fem-’ mes à répudier leurs maris , contrairement à la loi mosaïque ^ et elle avait beaucoup contri.

(a) Voyc* plus haut page 96 noie [b],

Scapula : <f7re(XX«Troiioce , , exeô , digredior.

(b) Voyez plus haut page y5.

bué à lâcher entièrement la bride à 1’ inconstance des maris.

, En effet , à Rome le dérèglement des moeurs, suite funeste de sa grande prospérité , finit par se jouer scandaleusement des liens sacrés du mariage. Les auteurs payens eux-mêmes en parlent arec indignation.

Cependant, si 1* on en veut croire Plutarque , anciennement à Rome , de même que chez les Hébreux , la loi ne reconnaissait qu* au mari le droit de répudier. En parlant de Romulus , cet historien dit (a) : « Il fit aussi quelques lois , dont une assez dure , c* est celle qui ne permet pas à la femme de divorcer d* avec le mari , tandis que lui peut répudier sa femme » (&)•

Que le philosophe payen ait trouvé celte loi dure , rien de moins surprenant. Il éerivait précisément à r époque des grands désordres de Rome , dont nous q>arlons ; mais cette loi est parfaitement d* accord avec celle du Deutéronome XXiV.

Si y.at voftoùç rtvàç , uv cfoSpoç piv içiv o yvvottxl {xq SiSovç «KoXeiTtsiv uvSpx y yuvatxa Se StSoùç ix^ocXilv.

Romulus p. 72.1.1. de Ted. de Hullen. Tubingue 1791* (^} Voyez à la fin du volume la note Z,

Ce qu*il y a de vraiment admirable c* «8t que le fondateur et législateur de la ville aux sept collines a considéré aussi cette permission donnée an mari ) comme une condescendonve ^ comme une action qui au fond déplaisait aux dieux. Car il prescrivit à 1* homme qui répudierait sa femme ^ de faire un sacrifice aux dieux infernaux pour Zes nppaiser (a).

J’ai dit si Von et\ veut croire Plutarque , car quant à moi ,^.je suis^bien décidé à ne pas cn^' croire cet historien qui s’est probablement trompé en attribuant à Romulus une loi qui admettait des causes de divorce valables. Dénys d* Halicarnasse y plus savant que lui dans cette partie (5), dit formellement que le fondateur de Rome déclara le

mariage inâissoluhle ; Au» surplus ^ Romulus n*4a pas laissé de lois écrites. C* est^sans doute en rapprochant quelques faits que Plutarque a découvert celle qui admet le divorce dans certains cas. Je suis persuadé que son raisonnement | quel qu* U fut , était mal fondé* , - ^ * . ; - i > *H -‘i |

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