‹ Du Divorce dans la synagogueChapitre 19 sur 22 · II. Traite Sota fol. 10. recto : « Quand Juda sol · texte numérisé non relu

II. Traite Sota fol. 10. recto : « Quand Juda sol

licita Thaniar (qu’il avait trouvée sur le chemin de Thamna's , sans savoir que c’ était sa bru. Genèse XXXVni. i 5 . ) , il lui dit : N’ es-tu pas mariée ? Elle répondit : je suis libre , >

Et la glose ajoute : Par conséquent je puis licitement offrir mes services à tout venant , jrnmDT

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III. Traité Yebamot fol. 61. verso , le talmud décide qu* on ne peut pas qualifier de ( mcretrix ) une personne libre qui s* oublie par simple galanterie.

On s’ est beaucoup amusé à Paris , dans le monde juif , d’ un avertissement que le Grand Rabbin avait donné à la malheureuse qu* il fallait

séparer du fils du bedeau de la synagogue. Voyez dans le texte 1 ’ exemple de la page Il lui dit dans son jargon hébréo.germain : « Ihr derft for dem ghèt osr nit houré >> ( Je vous jure qu’ il ne vous est pas permis d’excreer la prostitution avant d’avoir reçu la lettre de répudiation ). Cet homme était conséquent. 11 connaissait mieux que les rieurs son talmud dont la lecture 1’ occupait d’une manière si exclusive qu’ après environ 5 o ans de domicile à Paris , il mourut sans avoir appris un seul mot de français.

ISotcs

Note C.

Dans plusieurs de mes ouvrages j’ ai eu occa* • slon de démontrer que la synagogue proscrit le jugement individuel , et défend expressément à ses membres d’ expliquer la. parole de dieu autrement que les anciens ; c’ est-à-dire , que la tradition . Voyez l’article premier de ma dissertation sur Vin^ vocation des saints dans la synagogue. Je rapporterai ici un passage fort remarquable que j’ ai trouvé depuis, dans le commentaire de Rabbi Yehuda Moskato sur le fameux livre Cozri , fol. 5, col. 3.

« A mon avis , les individus des sectes sépra- „ rées de la synagogue , comme les Caraïtes ,

,, les Saducéens etc. Sont appelés par nous ( nous „ autres hébreux ) Mînim (Pluriel de Min ^

„ , qui veut dire espèce ) pareeque ne s’ ap-

,, payant pas sur la tradition , ils ne s’ accordent ,, jamais dans leurs opinions , de sorte que cha- ,, cun bâtit sur son propre jugement un faux au- ,, tel ( ) à part ; et il devient ainsi une

,, espèce differente des autres individus de son espèce.

,, Car en vérité , c’ est la tradition qui réunit „ en un seul peuple tous les juifs dispersés sur le „ globe de la terre ; et sans elle ils seraient , com-

IS'ûies

,, me CCS Mmim tlivisés dans leurs opinions indl- ,, viduclles :

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Le Roi Cozri , lui-même , dialogue III. , §. 38, dit un mot fort sage , qui s’ applique parfaitement aux Protestans : “ La loi sainte , dit-il , prescrit ,, une Religion unique et un culte unique ; (a) mais ,, les Caraïtes , en suivant leurs propres opi- „ nions , multiplient les religions en proportion 5 , des opinions diverses de chacun d’ eux. Il y „ a plus , le même individu ne restera pas dans ,, la même croyance : car nécessairement il chan- ,, ge toujours d’ opinion selon que de nouvelles ,, idées lui suggéreront d’autres réflexions etc.

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(a) St. Paul dit aussi ; una Jldes , unum baptisma.

ISot^s

Mairimonium ratum a bien îles significations chez les théologiens et les canonist^ Voy. le savant traité de Matrimonio de M. T Abbé Carrière, t.I. n”. 4- P* 3. 4* **°*79‘ p»64- ^*5. n°. 8o. p. 66.67. Je le prends ici comme opposé a matrirnonium consummaium , ainsi que T emploie le S. Concile de Trente dans le canon VI. de la Session a4* « Si quis dLverit matrirnonium ratum non consum-

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matum etc.

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