‹ Du divorceChapitre 18 sur 41 · LAN · texte numérisé non relu

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même; et comme nos législateurs n’ont su corriger l'abus des F'paraters que par le di-

vorce, il n’auroit corrigé l’abus des divorces

que par la communauté des femmes, dont il

trouvoit le conseil dans les lois de Platon, et

l’exemple, ou peu s’en faut, dans les mœurs

de tous les peuples, sans en excepter le sien. S’'i n’eût pas fait ses lois plus parfaites que les hommes d'alors ne pouvoient les comporter, quelles lois auroit-il donc données aux hommes, aux femmes, tels que nous les dépeignent Juvénal, Tacite, Pétrone, Suétone, ou Josèphe, dernier historien des Juifs? S'il n’eût donné aux hommes que les lois qu’ils pouvoient#comporter, les hommes, si toutefois

l'espèce humaine avoit pu survivre à cette lé-

gislation épouvantable, seroient aujourd’hui

pires que leurs lois; et l’Europe, centre de toute civilisation et de toute politesse, l’Eu-

rope, qui a rendu l'univers entier tributaire de ses connoïssances ou de sa force, et où est,

Fe

pour ainsi dire, le dépôt général de toutes les .

vérités et de toutes les vertus, de tout ce qu’il

y à de naturel dans les lois et dans les arts Sp

l’Europe seroit, comme le reste du monde, livrée à toutes hé erreurs et à tous les dés-

sur

Le

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