‹ Du divorceChapitre 2 sur 41 · PR PR · texte numérisé non relu

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sans recourir à un être intelligent supérieur à l’homme et à l'univers. Elle a dit sur ce sujet des choses si inouies, elle a donné à l'existence de l'homme, de ce chef-d'œuvre de la création, merveille lui-même au milieu de tant de merveilles, des causes si absurdes agissant par des moyens si ridicules, qu’elle-même . aujourd'hui, mieux avisée, impose silence à ses adeptes sur ces systèmes insensés, que, pour l’honneur du temps où nousavons vécu, il faut oublier, s'il est possible, et surtout ne pas transmettre à la postérité. Vec postera credant secula.

Nos philosophes, Hobbes excepté, étoient loin de supposer que les hommes, antérieurement à la société, fussent en guerre les uns contre les autres. « L'homme est né bon, » dit J. J. Rousseau. « Dans l’état de pure nature, » dit M. de Montesquieu, les hommes ne cher- » Cheroient pas à s'attaquer, et la paix seroit » leur première (4) loi naturelle. » Dès lors l'état de société n’étoit plus nécessaire ; il n’étoit tout au plus que convenable : l'homme n'entroit pas en société pour conserver son exiI$-

(1) La paix est un état, et non une loi. 4.

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tence, mais pour ajouter à ses plaisirs; et avec ce principe, quand nos sophistes auroïent admis la croyance de la Divinité, il ne leur étoit plus nécessaire de la faire intervenir pour donner des lois aux hommes, parce que la Divinité ne peut jamais intervenir sans nécessité; et l'homme, né bon, ou n’'avoit pas besoin de lois, ou étoit assez bon pour donner des lois aux hommes. 7.

Eteneffet, cesmêmesphilosophesquiavoient rêvé à leur manière un prétendu état de pure nature antérieur à toute société, où les hom= mes étoient heureux et bons, nous font tout à coup apparoitre des sages, des komimes de génie, philosophes, instituteurs et bienfaiteurs des peuples, qui d'eux-mêmes donnent des lois au genre humain, docile à les recevoir; sans daigner nous apprendre pourquoi il avoit fallu des lois à des hommes qui avoient, sans lois, le bonheur et la vertu; par quel événement des êtres bons de leur nature étoient devenus mauvais; ou enfin, si les hommes étoient devenus mauvais, par quel privilége quelques-uns s’étoient préservés de la corruption générale, et tous les autres, déchus de

leur bonté native, enavoiént retenu la docilité.

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Quoi qu’il en soit, on ne pouvoit attribuer à l’homme le pouvoir de faire deslois et de former la société, sans lui attribuer le pouvoir de les abolir et de dissoudre la société : aussi J. J. Rousseau avança solennellement, « qu’un » peuple a toujours le droit de changer ses lois, » même les meilleures; car s’il veut se faire » mal à lui-même, qui est-ce qui a le droit de » Pen empêcher (1) ? » Nos philosophes avoient senti que l’homme étant originellement indépendant de l'homme, tout homme qui faisoit des lois devoit être erzvoyé pour en faire;-et dès qu'ils rejetoient toute mission divine, c’étoit une conséquence nécessaire qu’ils eussent recours à une mission humaine, et qu’ils cherchassent, dans une agrégation d'hommes, la raison du pouvoir qu'ils ne trouvoient pas dans un seul. | Maisle peuple lui-même n’étoit qu'une collection d'hommes, et c’étoient des hommes qui envoyoient des hommes pour donner des lois

(1) On ne croira pas, un jour, que l’écrivain qui a pro-

féré cette absurdité, et celle-ci : L'homme qui pense est un animal dépravé, et tant d’autres, ait été exposé, dans le plus beau lieu de l'Europe, à la vénération du peuple le plus éclairé de l’univers.

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— 10 — | aux hommes. D'ailleurs, en déférant à la raison d’un seul homme pour l’acte le plus important de la sociêté, l'institution des lois, le peuple reconnoissoit l'insuffisance de sa raison pour se gouverner. Îl n’agissoit donc qu’en vertu de sa masse, ou de la supériorité de son nombre; c'étoit donc la masse qui envoyoit la raison : aussi Jüurieu , l'apôtre de la souveraineté populaire, ne put se tirer de cette inextricable difficulté qu’en affirmant naïvement, « que le » peuple est la seule autorité qui n’ait pas be- » soin d’avoir raison pour valider ses actes. » Ge qui prévenoit toute objection, et terminoit toute dispute.

Ces législateurs, envoyés par le béérié: ou, sans être envoyés, agissant en son nom, furent, en Grèce, Solon ou Lyeurgue; à Rome, des rois, des décemvirs, des triumvirs ou des tribuns ; et dans des temps postérieurs, furent Mahomet, Luther, et mille autres. En Grèce même, véritable patrimoine des lévislateurs, les sages n’attendoient pas la MISSION; ils la prévenoient, et parcouroient le pays, cherchant partout des lois à refaire et des cités à policer. La législation ne fut pas cette mé— decine amère, qu’un malade en délire rejette,

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loin de la demander, et qu'il ne prend que lorsque le médecin emploie la force pour l'y contraindre ; mais le vêtement que se fait faire pour sa commodité l’homme en pleine santé, ample surtout, et qui laisse à ses mouvemens la plus grande liberté : comparaison que M. de Montesquieu me fournit lui-même, lorsqu'il dit qu'un lésislateur sage doit essayer les lois au peuple, pour voir si elles ini conviennent ; et il à fait passer cette erreur, avec bien d’autres, à l’aide de beaucoup d’esprit et d’un style inimitable.

Parmi ces législateurs populaires, l’un permit au père d'exposer son enfant, l’autre à la femme de renvoyer son mari; celui-ci ordonna au maitre d'aller à la chasse de son esclave, celui-là conseilla lesamoursinfâmes : en Crète, Pinsurrection du peuple contre le magistrat fat prévue et soumise à des règles; ici les hommes s’'ésorgèrent dans les jeux publics, pour amuser leurs semblables; Ià les artisans s’assirent dans les tribunaux, pour juger leurs concitoyens ; en Grèce on inventa lostracisme, pour se défaire d’Aristide; à Rome on se contenta de condamner Verrès à une amende; etc. etc.; et je fais grâce au lecteur

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de bien d'autres lois, et surtout de nos lois révolutionnaires, auxquelles rien ne peut être ‘comparé. Ce n’est pas qu’il n’y eût de l'esprit, plus ou moins, dans toutes ces législations, comme il y a de l’art, et même beaucoup, à cette tour penchée qu’on voit à Pise, qui se soutient hors de son aplomb, mais qui erouleroit au moindre ébranlement.

Jamjam lapsura, cadentique Imminet assimilis.

Mais il n’y eut rien de naturel, rien de néces- saire, et les hommes ne firent que substituer des rapports de leur invention aux rapports que le Créateur, père du genre humain, avoit établis entre les êtres.

11 n’appartient qu’à l'Être souverainement bon de se répondre à lui-même de la perfection de ses ouvrages, et de woir qu'ils sont trés-bons (1). Les hommes reconnoissent, avec le temps, l’imperfection et le vice de leurs œuvres; et nos philosophes, mieux placés que les anciens pour juger de l'effet de ces institutions humaines, frappés de leur inconsistance, et surtout de désordres qu’elles

(1) Genèse, chap. 1.

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‘avoient introduits dans les sociétés, brisérent

leur idole de leurs propres mains, et déclarérent, par l'organe de J. 3. Rousseau : « que » l'homme est né bon, et que la société le

» déprave; » et encore: «tout ce qui n’est.

» pas dans la nature a ses inconvéniens, et » la société civile plus que tout le reste. » Ce philosophe fut même beaucoup plus loin, et il avança, «que l’homme qui pense est un » animal dépravé. » Cette opinion, au reste, n'étoit pas un accès d'humeur d’un misanthrope mécontent des autres et de lui-même.

Les idées d'ordre, de raison, de justice, de bien , de mal, fondement de toute législation, sont les idées les plus générales que l’esprit puisse concevoir; et un autre philosophe,

- Condillac, nous apprend : « que les idées gé-

» nérales prouvent la limitation de notre es- » prit, que Dieu n’en a nullement besoin ; »

et ailleurs il nous dit « que les bêtes ont des » idées générales : » en sorte que la fonction de donner des lois aux hommes, regardée comme le plus noble exercice de lintelligence, n’en prouveroit que l’insuffisance et

la foiblesse. Et certes, on remarquera sans :

doute que je ne cite que les maîtres; on ver-

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roit bien d'autres absurdités, et j'aurois trop d'avantage, si je voulois citer les gloses des disciples.

Dès que J. J. Rousseau eut avancé que la société déprave l'homme, conséquent à son principe, il chassa l’homme de la société, et le renvoya à l’état de nature, antérieur, selon lui, à la société, et qu’il plaça dans la vie sauvage (nous en verrons bientôt la raison) ; nouvelle erreur : comme si la société consistoit dans les murs de nos maisons ou dans l’enceinte de nos cités, et que partout où il naît un homme, il n’y eût pas un père , une mère, un enfant, un langage, le ciel, la terre, Dieu et la société. |

Mais si l’homme étoit dépravé par la société, il étoit bon avant d'entrer en société. L'état sauvage, qui précède notre état de société, étoit donc un état bon; en sorte que nos philosophes modernes, et particuliérement celui de Genève, entrèrent dans le sentiment de ces philosophes dont parle Leibnitz, «qui voient » Ja nature là où il y a le moins d'art, ne fai- » Sant pas attention que Îla perfection com- » porte toujours l’art avec elle. » Car Leibnitz, au heu de placer l’état naturel de l'être dans

l'état originel ou natif, comme ces philosophes, ne le place que dans l’état subséquent et perfectionné.

Une fois qu'il fat convenu que la vie sauvage est l’état naturel de l’homme, on s’extasia sur l’industrie de ces hommes qui, la tête dans les deux mains, passent les journées entières sans proférer une parole, accroupis tout nus dans les cabanes enfumées où ils entrent en rampant; sur les vertus de ces hommes intempérans jusqu’à la fureur, joueurs jusqu’à la frénésie, violens dans leurs querelles, vains de leur parure, voleurs, paresseux, qui font languir leurs prisonniers dans des tortures affreuses, les rôtissent et les mangent; sur la force de ces hommes qu’une poignée d’hommes civilisés chasse devant elle, comme le vent chasse la poussière. De l'admiration pour les sauvages, on ne tarda pas à passer à l'imitation de leurs mœurs. On chercha à se rapprocher de cet état de pure nature, non dans les habitudes physiques, trop chères à la mollesse pour qu’on tentât de les réformer, mais dans les habitudes morales, incommodes : aux passions, et l'on fut plus loin que les sauvages eux-mêmes.

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En effet, le sauvage transmet à ses enfans, au moins par l'exemple de ses superstitions, quelque idée grossière d’êtres invisibles, supérieurs aux hommes; et J. J. Rousssau défendit qu’on parlât, à l'enfant, de Dieu et de son ame, jusqu’à ce qu'il eût atteint l'âge de quinze ans; encore craignoit-il de lui donner

de trop bonne heure cette connoissance : «car

» qui sait, dit-il, s’il n’est pas encore trop tôt » à dix-huit ans? » Mais en même temps il n'oublioit rien pour fortifier le corps de tout ce qu'il ôtoit à l'esprit; et, grâces à ses leçons, l'enfant, même celui que les circonstances destinoient à commander à d’autres hommes par l'autorité des lois, dans les em-

plois publics, sut courir, sauter, nager, sut

même un peu de géométrie et d'histoire naturelle, colla des plantes, cloua des papillons, classa des insectes, et ne sut rien sur la première de toutes les sciences, la science du pouvoir de la société et des devoirs de l’homme.

Struebat jam fortuna in diversé parte terrarum initia Causasque imperii; c'est ainsi

. que Tacite commence le récit d’une des ré-

volutions de l'empire romain; et l’on pourroit dire aussi, en parlant de l’époque où ces

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doctrines coupables commencèrent à se répandre, « que déjà la philosophie jetoit, dans » des régions étrangères à tout ordre et à » toute société, les fondemens de l’épouvan- » table domination qu’elle a un moment exer- » cée sur la France. » Alors commencçoit en Europe cette révolution dont la France a tant de peine à sortir; et il s'élevoit, pour les temps qui alloient venir, une race de géans en malice, dont l'esprit inculte ou mal cultivé étoit ouvert à toutes les erreurs, et dont le corps endurci étoit Est à toutes les fatigues. * Nous avons parlé de l'état de nature, et nous n’avons pas développé le sens plus étendu que les sophistes attachent à cette expression.

Cette force infinie qui entraîne l’homme et ses systèmes , les peuples et leurs institutions, l'univers même et ses vicissitudes, dans un

ordre général que les désordres particuliers

ne sauroient troubler, ne cessoit, depuis l’origine des temps, d'avertir l’homme qu'il n’est Le la cause de la société, et qu'il n’y est qu'un moyen, et le plus souvent qu’un instrument. Forcé de reconnoïître dans le monde une volonté supérieure à sa volonté,

et une action plus forte que son action, le philosophe ancien l’avoit appelée destin : la

philosophie moderne l’appela nature, force

occulte, aveugle, inflexible; et comme les anciens expliquoient tout avec les arrêts im-

muables du destin, les modernes répondirent

à tout avec les forces de la nature et les loisde la nature. Cette nature fut pour eux à la fois la cause , le moyen, l'effet; créatrice et créée, ordonnatrice et ordonnée, active en même temps que passive; et tel fut le prodigieux affoiblissement des pensées humaines, que lés uns voulurent faire entendre ces absur-

dités, et que d'autres crurent les comprendre. Les philosophes modernes étoient, dans

leurs erreurs, bien moins excusables que les philosophes paiens. Ceux-ci, placés plus près de l’origine des choses, n’avoient ni un assez grand nombre d'observations, ni des moyens

assez sûrs de les recueillir, pour se former une

‘idée distincte de l’ordre auquel les sociétés

obéissent même dans leurs révolutions, ainsi que les astres dans les leurs; au lieu que les

sages modernes, venus à la fin des temps, et riches de toutes les observations que l'histoire

nous a transmises, et que l’art de l'imprimerie

ee MO = nous a conservées, pouvoient, en comparant les temps anciens et les temps modernes, les sociétés paiennes et les sociétés chrétiennes, la foiblesse, l'ignorance, les vices des unes, la force, les lumières, les vertus des autres, juger des principes par les résultats, et en conclure qu'il y a, dans les sociétés chrétiennes, un principe toujours agissant de perfection et de force, autre que cette nature, aveugle et sans intelligence, dont on né pouvoit expliquer action sans tomber dans de pitoyables contradictions. |

Cependant J. J. Rousseau, qui, des opinions religieuses de son enfance, avoit retenu la croyance d’un Dieu et quelque idée de révélation divine, cherchoit à concilier l’une et Vautre avec le système de la nature alors en voeue, et surtout avec la haine de toute autorité visible, dont il avoit puisé le principe dans les dogmes de la prétendue réforme. Il admit Dieu comme cause, mais il rejeta lintervention et leministère de tout être humain , et il dit : « Ce que Dieu veut que l’homme » fasse, il ne le lui fait pas dire par un autre » homme, il le lui dit lui-même, et l'écrit au » fond de son cœur. » Mais il ne faisoit que re-

ET Vie

culer la difficulté; car si l’homme est nécessite à lire ses lois, à les entendre et à les suivre ; il n'ya plus de libre arbitre dans l'homme, plus de bien, plus de mal, plus de juste, plus d’injuste, plus de lois, plus de société, et l’homme est la pierre qui gravite vers un centre. Si, au contraire, l'homme peut négliger de lire dans son cœur, se tromper en y lisant , ou désobéir après avoir lu, il faut une autorité qui le rende attentif ou docile à ces lois, et une autorité qui lesinterprète; et où l’homme prendra-t-il la mission d'interpréter, pourl’homme, des lois écrites par Dieu même au fond de son cœur, ou de le forcer à les suivre? Mais cette écriture ne pouvoit être matérielle; elle étoit donc intellectuelle, et alors, de quelque manière qu’on l’entende, J. J. Rousseau donnoit pleinement dans le système des idées innées, dont les philosophes s’étoient tant moqués; et jamais l’école ne les avoit soutenues dans un sens plus rigoureux.

Le parti dominant dans les sophistes mo-

dernes ne s'accommodoit pas des opinions

théistes de J. J. Rousseau, ni de l'origine, toute confuse qu’elle étoit, qu'il donnoit aux

lois naturelles; et même ce philosophe ne

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cessa d'attribuer ses malheurs réels ou imaginaires à la haine que lui portoient les athées. Mais l’homme, corps aussi bien qu’esprit, ne peut être gouverné avec de pures abstractions sans aucune réalité : les apôtres du naturadisme furent obligés, pour se faire entendre, de réaliser leur mot abstrait de nature, ainsi qu’ils avoient réalisé le mot abstrait peuple; et comme ils avoient vu le peuple tout entier dans les sages qui lui donnoient des lois, ils virent la nature, et toute la nature, dans Îles êtres sensibles et matériels. Qu'on y prenne garde, tout culte religieux n’est lui - même que la réalisation de l’idée abstraite de la Divinité, qui, sans cette réalité, s’effaceroit bientôt de la pensée. Ainsi le paganisme montroit ses dieux présens et réels, dans ses nombreuses représentations...; ainsi le christianisme montre la Divinité réellement présente. Mais continuons.

Les animaux, les pierres, les plantes, tous les corps qui existent dans l’espace, et ces corps seuls, furent donc la nature ; et l’ordre de lois

invariable dans chaque espèce et constant pour

toutes les espèces, auquel les corps sont soumis pour leur reproduction et leur conserva-

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