‹ Du dolChapitre 3 sur 89 · PASSA · texte numérisé non relu

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science pour éclaircir la plupart des difficultés du droit civul (1). »

%. Cette objection, à la rigueur admissible, contre la définition de Servius Sulpicius aurait pu être soulevée à bien plus forte raison contre la définition trop large d’Aquilius Gallus, qui s’appliquait aussi bien au dolus bonus qu'au dolus malus. L'expression dolus dans la langue primitive est en effet une media vox; isolée, elle signifie habileté, mais de même que les mots grañia, honor, tempestas prirent plus tard un sens favorable ou défavorable sans qualificatif (2), le mot do/us devint bientôt l'équivalent de dolus malus. Ce changement de sens est constaté par Aulu-Gelle et par Festus G), il est également signalé au Digeste : « Non fuit autem contentus prætor dolum dicere, sed adjecit malum quoniam veteres dolum etiam bonum dicebant, et pro solertia hoc nomen accipiebant, maxime si adversus hostem latronemve quis machinetur (&). »

Quels exemples peut-on donner de ces tromperies honnêtes? L'un d’eux nous est fourni par Lucrèce. Un médecin pour déterminer un enfant à prendre un breuvage amer, enduit de miel les bords de la coupe. Ici il ne peut y avoir dol pour le législateur; le but que poursuit le médecin c'est la guérison de celui qu’il soigne; la base de la créance en indemnité, c'est-à-dire le préjudice causé manque absolument.

Dans une deuxième catégorie nous ue rentrer les manœuvres que l’on emploie contre l'ennemi ou des bri-

(1) Aulu-Gelle, Nuits attiques, L. XIII, ch. x, n° 1. (2) Aulu-Gelle, Nuits attiques, L. IX, ch. xu.

(3) Festus, au mot dolus.

(4) Fr. 1, p. 3, De dolo malo, 4, 3.

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