‹ Du Domicile de SecoursChapitre 7 sur 45 · Esprit des lois, chap. XXIII et XXIV · texte numérisé non relu

Esprit des lois, chap. XXIII et XXIV

2, Necker. Ouvrage ‘précité.

l’ensemble du système sur trois principes fondamentaux : consacrer les droits de l’indigence dans la plus grande étendue, séculariser complètementles secours publics et ramener leur direction à l’unité, en les envisageant comme une dette nationale.

L'Assemblée Nationale s’occupa, d’abord, de l’amélioration du régime des hôpitaux et, en particulier, de la police des mendiants et vagabonds. Un décret du 30 mai 1790 ordonnait aux mendiants étrangers de sortir du royaume, munis d’un passeport, dont la forme est encore usitée aujourd’hui ; de plus, un secours de trois sous par lieue était établi, attribué encore maintenant aux voyageurs sans ressources.

Le maire de Paris, Baïlly, fut le premier à intervenir, au nom de la population indigente de la capitale, pour recommander « ses pauvres à la charité de messieurs les Députés ». Lui-même s’inscrivit en tête d’une liste, Barnave appuya la proposition auprès de ses collègues et, peu de temps après, l’Assemblée nomma une commission de quatre députés, puis cinq autres et deux suppléants : le Comité pour l'extinction de la Mendicité était formé ! Le duc de Larochefoucault-Liancourt en fut nommmé président.

Le premier principe admis par le Comité fut Le droit des pauvres à être secourus, à demander à l'État leur subsistance : l’assistance est un devoir

social.

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