‹ Du dressage à l'éducation. --Chapitre 22 sur 52 · L'AUTOMATISME ET LA LIBERTÉ DANS LES DOCTRINES PÉDAGOGIQUES · texte numérisé non relu

L'AUTOMATISME ET LA LIBERTÉ DANS LES DOCTRINES PÉDAGOGIQUES

Les doclrines pédagogiques contemporaines, malgré la diversité des méthodes qu'elles préconisent, s'accordent sur un point essentiel, à savoir la nécessité de respecter l'initiative de l'enfant. Elles considèrent l'éducation, non comme la création d'Iiahitudes organiques ou mentales inspirées des adultes et imposées par eux, mais, suivant la définition de Pestalozzi, comme « le développement interne des facultés en germe dans une personnalité... que tous ses instincts poussent à l'activité. » Il semble bien que l'intluence de Rousseau et celle de la Révolution

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française aient été prépondérantes, même en Allemagne, da,ns cette manière de voir. Sans doute une telle conception n'était pas entièrement inconnue avant le dix-huitième siècle puisque, entre autres précurseurs, les Jansénistes s'étaient efforcés d'éveiller l'initiative de leurs élèves, surtout dans l'enseignement du français, et que Fénelon était allé jusqu'à écrire dans son Traité de F Education des filles * : <( Il faut se contenter de suivre et d'aider la nature. » Mais celte maxime ne pouvait guère servir de principe aux méthodes éducatives tant que les esprits restaient pénétrés de la croyance à la corruption originelle de la nature humaine. Redresser les inclinations vicieuses de l'intelligence aussi bien que celles du cœur et des sens, tel était le but par excellence de l'éducation. La curiosité, libido snendi^ n'était pas considérée comme la moins dangereuse. Quiesce a inmio sciendi desiderio, recommande l'auteur de V Imitation-, résumant un état d'esprit qui pendant longtemps a été, sinon général, du moins extrêmement commun dans les pays catholiques. Les Jésuites ont même accompli ce tour de force

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