‹ Du dressage à l'éducation. --Chapitre 25 sur 52 · I.iviv II · texte numérisé non relu

I.iviv II

à quoi bon des mesures coercitives? u Les jeux sont ses occupations, il n'y sent point de différence ».

Susciter le développement spontané des facultés latentes chez l'enfant, tel va être sous l'influence de \ Emile, le mot d'ordre commun à presque tous les théoriciens de l'éducation. Kant luimême, malgré la démarcation tranchée qu'il établit entre le règne de la nature et celui de la moralité, n'est pas loin de partager les vues optimistes de Rousseau sur l'excellence de nos inclinations natives. Une bonne éducation, dit-il, est le germe de tout bien dans le monde, en ce qu'elle développe toujours davantage nos tendances naturelles ; car, « il n'y a pas dans les dispositions naturelles de l'homme de principe du mal... Il n'y a dans l'homme de germe que pour le bien ^ » Tout en insistant à maintes reprises sur la nécessité de la discipline, car, « la seule cause du mal c'est qu'on ne soumet pas la nature à des règles- », il redoute tout ce qui ressemble au dressage, puisque, pour garantir les enfants de la tyrannie des habitudes, il veut qu'on ne les accoutume à rien. Il compte teile-

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