‹ Du dressage à l'éducation. --Chapitre 39 sur 52 · LKUL'CATION EST-ELI.I' UN DRESSAGE · texte numérisé non relu

LKUL'CATION EST-ELI.I' UN DRESSAGE

que les siennes propres. J'ai connu un petit garçon de trois ans qui, ayant la bonne fortune de vagabonder lout le jour dans un grand jardin, l'avait peuplé d'èlres mystérieux à la l'ois familiers et redoutables qu'il appelait les Korreiics. Cependant, personne dans l'entourage de ce petit Celte n'avait parlé de Korrigans ni se rappelait avoir piononcé des termes analogues; et, ce (|u'il y a de ]»lus curieux, c'est que deux ans plus lard, quoique vivant dans le même milieu, non seulement il avait cessé toute relation avec ces fils de sa pensée, mais encore, lorsqu'on le plaisîuilait sur ses anciennes terreurs, il avait beaucoup de peine à comprendre ce dont il était (pieslion'. N'y aurait-il pas là une indication permetlant d'inférer, à l'encontre d'une oj)inion liop réi)andue, que le merveilleux, loin d'être un (langer pour la raison future du petit liomme, oil're à son imagination naissante un aliment normal, auquel une nourriture plus substantielle se substituera d'eile-mônie, comme le pain au la il, dés que le progrès de l'âge rendra ce cliangement utile?

Il lit- saurait être (picstion ici, surtout après

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