‹ Du dressage à l'éducation. --Chapitre 44 sur 52 · Le livre de jnon ami, p · texte numérisé non relu

Le livre de jnon ami, p

lis l/KOrCATION EST-ELI.E UN DRESSAGE?

eiilanl à ^iii'dfi' sa l(Me ot ses épaules (IioHes. à maiiiLenir ses yeux à une dislance normale des ohjels qu'il niaiiii)ule, il vaut mieux assoeier des ordres pi'écis el des images agréables à l'idée de la proprelé, (pie lui inspirer la erainle des déformalions. de la myopie, des conséquences dues à la malpropreté, à l'ouycliophagie, elc.

En somme, il semble que nous soyons fondés k conclure que jusqu'à six ou sepl ans l'enlanl n'a pas besoin de l'éducation propremenl dile j)0ur prendre conscience de sa personnalité, mais (juc si, pour des raisons étrangères à sa constilulion psychologique, il est forcé de se Iransformer en écolier, on est contraint de le soumettre à un véritable dressage', quelque soin qu'on prenne de le faire agir par lui-même.

A plus forle raison la même nécessité s'imposet-elle à l'instituteur ayant des élèves de sept à douze ans ; car si la première enfance est l'âge des instincts, la seconde est l'âge des habitudes.

1. <' l'ciidaiil les ciiK] prcinirrcs , 'innées, dil M. Ilandt.iiix, il faut une grandi! niéllioJe, de la clailé, une l)onne diieclion, des notions simples, en un mol lout ci' (|ui peul donner à rame son pli... el siiilnul une diii'clion aUenlive, |)alei iielle, penchée sur i'àmi' di' reufanl (|u'elle t'iève alors el pétril d'un iioslo si facili- ii si doux. » EnquHc sur l'etiseiijn. secomlnire. p. :{',)4. CI', la di'pHsiliiiii dr M. l'aynt, \k i-2ti.

(( Nous ne sommes généralement que trop disposés, dit J. Sully \ à réunir en bloc et à mettre au même rang sous la rubrique de l' « Enfant » des expériences appartenant à des âges forts différents. Le bambin de trois ans et demi qui passe ses journées à chercher à se rendre compte des idées charmantes, bizarres ou extraordinaires qui lui passent par la tête à propos des fées, des animaux et autres sujets du même genre, est absolument différent du bonhomme de six à sept ans qui s'efforce de comprendre le jeu des diverses machines eten particulierde cette grande machine qui s'appelle le monde. » C'est en général vers la fin de la sixième année que la métamorphose se dessine nettement; à huit ans elle est en général terminée, et jusqu'à douze ans la personnalité enfantine présente des caractères bien définis qui la distinguent de l'organisation psychique qui a précédé, et de celle qui suivra. Il ne saurait être question ici de les passer en revue ; il suffira d'indiquer ceux dont la prédominance justifie l'importance capitale qu'il convient d'attribuer au dressage dans la pédagogie de la fillette ou du garçonnet.

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