‹ Du dressage à l'éducation. --Chapitre 7 sur 52 · Hachet-Souplet, Dressac/e..., p · texte numérisé non relu

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l»as beaucoup à allcndrc d'un sujet de cette espèce qui, comme chasseur, gardien, policier, etc., se sert de ses yeux plus que de son nez. Parmi les mammifères, les espèces les plus intelligentes sont celles en qui un ou plusieurs sens sont très développés, grâce à la disposition spéciale de certains organes, les mains chez les singes, la trompe chez les éléphants, le nez chez les renards et les chiens, les yeux chez la plupart des félins, etc. Mais il convient d'ajouter que l'intelloctualité de ces animaux consiste presque entièrement dans les diverses associations utiles à l'espèce qui gravitent autour des sensations prédominantes, de sorte que plus celles-ci fournissent par leur délicatesse des renseignements multiples et nuancés sur les propriétés bienfaisantes ou nocives des objets extérieurs, plus le nombre des liaisons associatives a chance d'augmenter, et plus aussi l'indépendance de chacune des représentations sensorielles vis-à-vis de toutes les autres.

D'autre part la mémoire des bêtes, tout comme leur perception, semble exclusivement gouvernée par cette loi d'intérêt vital. Purement passive, comme l'avait déjà remarqué Aristote, elle est une [j.rhj.r, consistant dansla reviviscence

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automatique des images sélectionnées par l'instinct, et non une àvay.vr.Ti; impliquant un effort conscient du sujet pour se rappeler les représentations aptes à compléter son état mental actueP. Bien plus, parmi les caractères acquis qui viennent dans l'individu dressé s'ajouter aux propriétés congénitales, la mémoire, sous la forme d'hérédité, semble conserver dans la descendance, ceux qui vont dans le sens d'une adaptation plus complète de l'activité instinctive, mais non ceux qui, utiles ou nuisibles, n'ont aucun rapport avec les habitudes spécifiques du sujet. Par exemple il n'est pas rare de rencontrer des chevaux doués d'une aptitude trotteuse extraordinaire résultant du dressage auquel ont été soumis leurs ascendants, mais il est à peu près certain que les efforts les plus persévérants, poursuivis à travers plusieurs générations, ne parviendraient pas à créer une race de chevaux valseurs ou compteurs. De même si beaucoup de chiens arrêtent pour ainsi dire de naissance, aucun n'a montré encore parmi ses aptitudes héréditaires une disposition marquée à faire le saut périlleux, h se tenir en équilibre sur une

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