‹ Du droit de familleChapitre 214 sur 386 · Pr. De nuptiis · texte numérisé non relu

Pr. De nuptiis

sa mission, c’est l'intérêt qu’a celui qui veut contracter mariage de consulter ceux dont l’expérience peut diriger une passion qui peulêtre l’emporte vers un engagement irréfléchi1.

Les formula; veteres (lib. h, n° 16) se servent encore du mot paires familias. pour désigner ceux qui doivent consentir au mariage des descendants. Mais les formules de Marcnlphe (lib. n. form. 16) se servent du mot plus général parentes.

Le droit canonique, on le présume aisément, s’empara de l’idée morale de la déférence due par les descendants à ceux par qui ils ont été engendrés, nourris, élevés. Il fait du défaut de consentement des ascendants, sinon un empêchement dirimant, du moins un empêchement prohibitif, du mariage îles descendants, mais seulement jusqu’à un certain âge*.

Dans le système du Code Napoléon, l'idée de la protection à exercer par les ascendants, sur les descendants, produit deux consé- • quences.

La première est l’obligation pour les descendants mineurs d'un certain âge, émancipés ou non, d'obtenir le consentement des ascendants à leur mariage, ou celui du conseil de famille, etc. Le consentement apparait au législateur comme un complément nécessaire, à défaut duquel celui du jeune homme ou de la jeune tille, égaré par la passion, n’est pas suffisamment libre et éclairé.

Le droit sanctionnateur moderne, allant plus loin que l’ancien droit canonique, reconnaît, dans l'absence de ce consentement, un -empêchement dirimant, produisant une nullité invocable par l'enfant qui eu avait besoin.

La deuxième conséquence est l’obligation pour les descendants majeurs, d’un certain âge, de demander du moins encore aux ascendants un conseil.

§ 1. Du consentement des cucendants au mariaye des descendants.

Art. 148. « Le fils qui n’a pas atteint l’âge de vingt-cinq ans ac- « complis. la fille qui n’a pas atteint l’âge de vingt-et-un ans accom- « plis, ne peuvent contracter mariage sans le consentement de leurs « père et mère. En cas de dissentiment, le consentement du père « suffit. »

1. Cependant Mourlnn adopte l'idée d'une solidarité de boulieur, de fortune el

d'honneur, |>our toute la famille. • "

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