‹ Du droit de familleChapitre 250 sur 386 · AMÉLIORATION DE LA SANTE DES ALIENES · texte numérisé non relu

AMÉLIORATION DE LA SANTE DES ALIENES

il pas plus sape, avant de les prendre, de laisser le temps d’observer la maladie?... Peut-être elle va céder aux premiers soins qui lu i seront donnés; peut-être une guérison prompte va rendre f'rustratoires les frais du procès en interdiction, et bien plus nuisible qu’utile la notoriété donnée par la précipitation de ce procès à un trouble accidentel et momentané de la raison!

Le législateur a compris la justesse de ces observations : le Titre De C interdiction, dans le Code Napoléon, doit être maintenant combiné avec la loi du 30 juin 1838; cette loi est venue apporter, en cette matière, les progrès d’une notable amélioration.

Le premier objet de la loi de 1838 a été la création d’établissements destinés à améliorer la santé des aliénés. Nous expliquerons cette création dans un Titre premier.

11 ne résulte pas de cette création, d’une part, la nécessité de conduire tout aliéné dans ces établissements; d'autre part, la loi n’abandonne pas au libre arbitre de chacun, dans tous les cas, le choix du parti de conduire les aliénés dans ces établissements, ou du parti de les soigner à domicile.

C’est en vertu de certaines distinctions que la loi, tantôt se borne à autoriser, tantôt prescrit formellement le placement des aliénés dans ces établissements.

L'explication du droit public viendra dans notre Titre II, à l’égard des aliénés non interdits.

On voit que, dans ces deux premiers Titres, nous avons d'abord à traiter un épisode de droit public.

Quand nous l’aurons achevé, nous reviendrons plus minutieusement, dans les Titres suivants, aux dispositions du droit de famille proprement dit, à l'égard des aliénés non interdits.

TITRE PREMIER. Création d’établissements destinés

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