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ture et, d’après la proposition, cela suffisait pour obliger le maire à légaliser (1).
Ce projet n'aboutit pas et bientôt l'obligation de la légalisation des signatures allait faire disparaître presque complètement les abus. Fe
Mais si l’on peut s'assurer de l'authenticité des noms apposés au bas des pétitions, on ne peut toujours affirmer que les signatures ont été volontairement données. Pour les obtenir, les moyens les plus déloyaux sont souvent employés; 1l est parfois bien difficile de résister aux pressions exercées par les promoteurs de ces pétitions.
« Pour moi, écrivait un juge de paix en 1851, j'adresse à peu prés ces interpellations et invitations à ceux qui m'approchent : « Voulez-vous la paix tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, voulez-vous conserver le champ que vous ont laissé vos parents ou que vous Avez acquis au prix de tant de sueurs, de privations? Vénérez-vous votre père, votre mère? Chérissez- vous votre épouse et vos enfants? Croyez-vous à la religion du Christ? Eh bien, vous êtes avec nous, signez. Voulez-vous la ruine de votre patrie, le renversement de tout ce qui existe, reniez-vous votre Dieu ? Alors ne signez point » (?).
(1) Rapport Quentin-Beauchart du 28 mai 1851. (2) Mon. officiel, 21 mai 1851.