‹ Du droit de punirChapitre 14 sur 48 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

Les peines n'ont de pouvoir ponr propager les idées qa'aalant qu'elles les trouvent dëjà dans les esprits ; ou on ne se flatte pas qu'elles les feront naître là où a'autres causes ne les auront pas déjà semées ; qu'on ne leur attribua point une vertu qui ne saurait leur appartenir ; elles ne font point détester comme crimi* nel ce qu'on regardait comme méritoire; elles né démontrent point la légitimité morale du pouvoir ; elles n'ont d'effet sur les croyances des peuples qu'autant qu'elles en découlent et quand ces croyances sont hostiles à l'autorité ; c'est par d'autres moyens que les supplices que l'autorité peut réussir à les changer, et tant qu'elles ne seront point changées, les supplices, au lieu de les réformer, affirmeront leur empire. Quand on mêle la politique à la justice, tout arrêt des juges, tout verdict des jurés a pour effet de glorifier la peine , d'en détourner ou d'en affaiblir l'innimie.

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