Pixson, Trailé singulier des Régales, p
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nommés à l'avenir par nous aux archevêchés et évêchés.….. le revenu sera mis en notre main pour être administré pendant l'ouverture de ladite régale par personnes solvables à cet effet commis, à la charge que, la régale étant elose, les revenus provenant desdits archevêchés et évêchés sera remis par celui qui avait été commis pour l’administration entre les mains des archevêques et évêques1. »
Ajoutons qu’en raison du tort causé à la Sainte-Chapelle, et à litre de compensation, Louis XIE donnait aux chanoines dépossédés l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims.
Si les rois renoncèrent facilement à la régale temporelle, ils se montrèrent toujours jaloux, et les Parlements avec eux, de conserver intacts et même d'étendre le plus possible leurs droits à la régale spirituelle, c’est-à-dire à la collation des bénéfices dans les évêchés vacants. C’est que, comme le dit Camille Rousset dans son Histoire de Louvois, « une question d'argent était rapidement devenue une question de politique générale : l’escarmouche financière avait engagé la bataille entre le pouvoir ecclésiastique et laïque, entre le sacerdoce et l’empire ». La régale temporelle ne consistait, en effet, qu’en un simple profit pécuniaire : quelque précieux qu'il fût pour la royauté, la régale spirituelle avait une importance bien autre. Le roi ne pouvait assurer