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dans le diocèse d’Autun, la régale, en vertu d'une convention intervenue entre l'évêque de cette ville et l'archevèque de Lyon, était exercée par l’archevèque et le chapitre de Lyon; l’évêque d’Autun exerçait en retour le même droit sur l’archevèché de Lyon durant la vacance.
Le comte de Champagne, d’après saint Fulbert, nommait les abbés et prieurs du comté, mais ses pouvoirs sur Îles diocèses étaient essentiellement restreints: s’il détenait l'évêché de Troyes pendant la vacance, 1l n’agissait que comme représentant du roi, auquel revenait une partie des fruits perçus 1. Quant aux églises de Reims, Lafigres et Chàlons, leur indépendance vis-à-vis du comte était assurée par cela même que leurs titulaires étaient grands vassaux de la couronne; c'est ce qui explique que Louis VIE luttant en 1143 contre Thibault IV, put profiter de la vacance du siège de Châlons pour y installer solidement ses troupes; Thibault protesta bien énergiquement contre la conduite du roi de France, mais celui-ci ne voulut rien entendre: d’ailleurs, les prétentions de ce feudataire furent de nouveau condamnées au commencement du XIIe siècle par un arrêt de la cour de Philippe-Auguste?.
Le comté de Flandre comprenait cinq évêchés : Tournai, Thérouanne, Arras, Cambrai, Utrecht: le territoire des trois premiers faisait partie de la France ; celui d'Utrecht et une partie de celui de Cambrai étaient compris dans l’empire d'Allemagne. Or, sur les trois premiers, la régale appartenait au souverain, à l'exclusion du comte.